Sandra Ganneval, l'autoédition, le choix de la liberté

"Une petite sieste dans le métro" chroniquée par Dominique Lebel

Avec la rapidité et le talent qui la caractérisent, (eh ouais, je n'hésite pas à passer de la pommade aux gens que j'apprécie, surtout quand c'est mérité), Dominique Lebel a vite fait, bien fait, chroniqué ma nouvelle. Merci Dominique. Vous pouvez retrouver cet article sur son blog  Le coin de Dominique.

    

 

 

 

 

J’ai lu une petite nouvelle, qui raconte un petite sieste, écrite par une petite (fausse) blonde.

 

L’héroïne s’appelle Célia et voyage en métro, entre cauchemar et réalité, entre nirvana et terreur, entre quotidien et aventure, entre Paris et une terre sauvage –hésitation constante propre au fantastique, je sais, sauf que l’intérêt de la nouvelle n’est pas là, à mon avis.

 

L’intérêt est dans des petites choses, comme toujours en littérature –quand ce qu’on lit est de la littérature :

 

-dans la façon qu’a Célia de se frotter les yeux et de se mettre du rouge avant de partir, parce qu’on ne sait jamais

 

-dans la façon qu’elle a de caler sa tête contre la vitre du métro, pour s’endormir

 

-dans l’apparition familière de Slimfast, celui qui a maigri d’un coup

 

-dans cette réflexion que tout le monde se fait face aux affiches des opticiens : ces mannequins ne portent certainement pas des verres pareils dans la vraie vie

 

-dans l’évocation des « forçats du petit matin »,  qui hantent les rames de métro

 

Et surtout, dans cette transformation du paysage urbain, avec ce ciel qui vire au sépia et les contours des choses qui se décomposent.

 

Et puis ?

 

Et puis on retrouvera là les figures imposées du récit où il se passe quelque chose : une scène de sexe(esquissée mais c’est quand même quelque chose) et une course poursuite.

 

On retrouvera surtout, dans la deuxième partie de la nouvelle, ce que Sandra Ganneval, d’après ce que j’ai pu lire d’elle, sait faire le mieux : une belle écriture. Ce qu’elle réussit à merveille dès lors qu’elle oublie cette obligation de modernité qui traîne dans ‘écriture d’aujourd’hui et qui affadit les plus belles plumes. Le récit aidant et les monstres étant ce qu’ils sont, l’auteure laisse tomber son parler quotidien et nous embarque dans de très belles phrases. Alors on se laisse emporter jusqu’à la fin. Qui va encore dire que le style n’a pas d’importance ?

 

 

 

Si cet article vous a plu, n'hésitez pas à le partager, cela fera plaisir à l'auteur de l'article ainsi qu'à l'auteur de la nouvelle, faire plaisir à deux personnes d'un coup, ça, c'est une vraie

BA !

 

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10/08/2015
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