Sandra Ganneval, l'autoédition, le choix de la liberté

Une chronique de Muriel Martinella, sur son blog d'auteur

Merci d'avoir pris le temps de lire et chroniquer ma princesse, Muriel ! Cet article est à retrouver  ici, sur le blog de Muriel

Il était une fois une horrible princesse

 

12/03/2018

 

Muriel Martinella

 
 

 

« Pourquoi est-il si pénible d’être mère alors qu’il est si bon d’être enceinte ? »

Les nouvelles de Sandra Ganneval démarrent sur un chemin tranquille pour s’engager sur des voies aux pavés de rue déchaussés et impraticables pour finir dans les ornières d’une piste de brousse où le danger nous guette de mille et une façons sans possibilité d’anticipation.

De l’univers de Ganneval, vous ne sortirez pas indemne. Son imagination débridée ne connaît aucune limite.

« Une chaleur intense, comme s’il plongeait la tête la première dans un four, son visage, elle attaque son visage, il hurle à son tour jusqu’à ce que son cri meure dans sa gorge, des flammes se sont infiltrées dans sa bouche, brûlant sa langue, son palais, ses gencives, ses yeux, ses yeux brûlent, ses yeux fondent, sa peau, ses chairs se liquéfient, la douleur est insoutenable… »

 

Et ils sont insoutenables, ces contes fantastiques, ou plutôt, ils se laissent endurer pour notre plus grand plaisir, masochistes lecteurs que nous sommes ! Les événements y sont totalement étranges, le plus souvent irrationnels ou incompréhensibles, en tout cas hors d'atteinte de la puissance humaine ou de l'explication rationnelle : les femmes vivent la naissance de leurs enfants comme des deuils, gardent d’étranges stigmates après les agressions sexuelles dont elles ont été victimes, se jouent des hommes en utilisant la magie pour mieux les piéger, sont maîtresses du monde dans les contrées d’Afrique, sorcières ou jolies reines … Les hommes, eux, sont fans de westerns spaghettis, dégainent des Colts imaginaires pour tirer moins vite que leur ombre, sont les victimes piégées de femmes-vampires ou de leur « colonne du céleste dragon » qui crachent autre chose que du feu, ou deviennent assassins-nettoyeurs d’une société étonnante…

L'envoûtement est total, l'horreur atteint son point culminant et pourtant la réalité est là, tangible, pour chasser l'irrationnel. Ajoutez à cela une jolie plume et vous ne resterez pas indifférents à ces nouvelles.

 

FICHE TECHNIQUE :

 

Résumé :

« Bonjour, je vous invite à faire un petit voyage en ma compagnie. Mais, nous ne serons pas seuls. Je dois vous dire toute la vérité : il m’arrive, parfois, de fréquenter des personnages peu recommandables. Le problème, c’est que ces personnages sont dans ma tête. Le seul moyen de m’en libérer est de les jeter sur le papier. Alors, si vous acceptez d’embarquer avec moi, préparez-vous à faire face à la souffrance d’un énorme pitbull, compagnon de jeu préféré d’une jolie reine, à découvrir les secrets d’une sorcière, à partager le désespoir d’une jeune fille qui, finalement, aimerait bien n’avoir été victime que de la drogue du violeur ; j’ai également rencontré un fan de westerns spaghettis auquel j’ai réservé une fin des plus sanglante ; une créature menue m’a démontré que l’on peut aimer porter des enfants sans être le moins du monde douée pour la maternité ; un homme aux yeux de loup m’a proposé une alternative aux allocations et des vampires m’ont exposé leur version toute personnelle de la loi de l’attraction. Rassurez-vous, ces… créatures ne vous feront pas de mal, après tout… elles n’existent pas. Alors, vous embarquez ou pas ? »

 

Biographie

"Petite fille qui adorait lire, j’ai eu très vite envie de raconter mes propres histoires inspirées de mes lectures enfantines des livres de la bibliothèque rose, j’étais fan de Fantômette. Souvent première en rédaction, il m’a tout de même fallu attendre de nombreuses années avant de mettre le point final à mon premier vrai récit. Comme beaucoup, je cultivais l’idée qu’il fallait avoir un talent inné pour écrire des romans. Un jour, j’ai enfin compris qu’écrire n’était pas qu’une partie de plaisir, qu’il fallait que je bosse sérieusement mes textes au lieu de croire au père Noël. Ainsi, après trois années d’obstination, je suis arrivée au bout de mon premier roman que j’ai choisi d’autoéditer en 2011 : « SOS Flemmards ». Extrait d'une interview de Sandra Ganneval sur le blog Kobo Writing Life

 



18/05/2018
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