Sandra Ganneval, l'autoédition, le choix de la liberté

Tout arrêter

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Oui, je sais, des fois, tu as envie de laisser tomber, d’arrêter d’écrire, d’arrêter de publier, tu en as envie. Très fort. Tu le dis même. Et tu l’écris. Et puis, tu continues parce que… parce que tu ne peux pas faire autrement.

 

Pourquoi tu as envie d’arrêter ?

 

Parce que tu rames et que c’est chiant de ramer. Tu as l’impression de te fatiguer pour rien. Tu voudrais vendre au moins un livre par jour, oui, un livre. Tu voudrais avoir cette justification de ton travail (oui, parce que tu appelles ça un travail) d’écrivain.e, cette reconnaissance en achats, même dérisoire, en lecteurs.

 

Eh ! J’ai lu dans « Profession écrivain » de Jack London, qu’Edgar Allan Poe était prêt à payer pour qu’un éditeur l’édite. Edgar Allan Poe !

 

Bon, ne nous racontons pas d’histoires, tous les auteurs ne sont pas maudits et n’ont pas galéré…  n’est-ce pas ? Heu,  la plupart de ceux que l’on encense aujourd’hui, qu’est-ce qu’ils en ont bavé et, de nos jours, la majorité des écrivains ont un métier, un « vrai » qui fait bouillir la marmite !

 

 Je lis donc « Profession écrivain » et c’est fou comme certains passages de ce livre sont d’actualité. Jack London parle des difficultés rencontrées à obtenir son dû de la part des éditeurs et cela fait écho à des post de Samantha Bailly concernant la bataille qu’elle livre pour toucher ce qu’on lui doit, aujourd’hui, en France, en 2019, au 21ème siècle.

 

Jack London est un pragmatique, un touche à tout, un boxeur, un extrémiste, un « marketeur », le roi du personal branding, il a créé sa marque, son style.

 

Il  raconte son parcours romancé dans « Martin Eden », l’un de mes livres préférés. Issu d’un milieu plus que modeste, Martin a décidé de devenir écrivain, de vivre de sa plume et il entreprend ce voyage comme un combat sans merci au propre comme au figuré, il n’a pas de plan B, soit il réussit, soit il meurt. Son obstination lui permet d’atteindre son but mais il en paie le prix fort.

 

Je me demande parfois ce que feraient des auteurs comme Jack London ou Alexandre Dumas aujourd’hui, à l’époque d’Internet, de l’autoédition numérique. Et je me dis qu’ils en jouiraient, qu’ils en useraient et en abuseraient. Ils tiendraient un blog, ils tweetteraient et posteraient, en vers en en prose, ils écriraient et écriraient. Pour eux, pas de syndrome de la page blanche, un écrivain doit écrire et il écrit, le robinet est ouvert et l’eau ne tarit pas, alors, vous pensez, à l’ère du numérique. Taper à la machine ? Écrire à la main ? Non. Passer de l’âge de pierre aux temps modernes et en jouir jusqu’à plus soif. Vous imaginez ce qu’ils feraient de ces outils dont nous disposons ? Pas de doute, ils parviendraient à scotcher un paquet de lecteurs et deviendraient le miel qui attire les éditeurs sur les plates-formes d’autopublication.

 

Moi, sans traitement de texte, je ne suis pas sûre que j’aurais réussi à écrire mon premier roman…

 

 


 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jack_London

 

 

 

 

 

Sandra Ganneval, écrivaine indépendante

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14/08/2019
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