Sandra Ganneval, l'autoédition, le choix de la liberté

Terra Divina, Saison 1, L’intégrale, Saison 1, L’intégrale, La Cerisaie… mais pas celle de Tchekov, Marie Fontaine, éditions La Bourdonnaye, 2015

 

 

 

J’ai rencontré Marie Fontaine en 2011 ou 2012, je ne sais plus. Une rencontre virtuelle. Une jolie rencontre virtuelle, en ce qui me concerne. J’espère qu’elle partage mon avis (lol). Elle avait eu la gentillesse de lire mon premier roman « SOS Flemmards », de m’en faire un retour, de pointer des défauts que, dans ma précipitation, je n’avais pas notés. C’était ma première tentative d’autoédition et j’ai remanié la version papier je ne sais combien de fois.

 

J’ai eu le plaisir de lire son roman pseudo policier "Gemini" à propos duquel nous avons échangé. Ce furent des échanges très enrichissants.

 

A cette époque, j’étais très investie dans la promotion de mon premier roman, j’en vois encore la preuve lorsque je tape son nom dans un moteur de recherche. Les ventes n’ont pas été au rendez-vous mais j’ai pris confiance puis, lassée de faire de la promotion, un jeu difficile et assez barbant tel que je m’y livrais à l’époque, je me suis davantage concentrée sur l’écriture et ma vie personnelle. Du coup, j’ai abandonné les réseaux sociaux et n’y suis revenue que depuis peu. L’occasion de revenir sur Facebook et de renouer cette amitié virtuelle avec Marie qui a poursuivi brillamment sa route. Je raconte ma life, là, tiens…

 

On se recentre, Sandra, oh ! Tu es censée parler de « Terra Divina » de Marie Fontaine !

 

OK, OK, revenons à la Mafia revue et corrigée par Marie Fontaine.

 

Lorsque j’avais lu "Gemini", j’avais trouvé que Marie avait très envie d’aller au bout de quelque chose mais qu’elle ne s’y était pas autorisée. Je n’ai pas lu ce qu’elle a écrit entre "Gemini" et "Terra Divina" mais mon ressenti est qu’elle s’est lâchée et que ça lui va drôlement bien.

 

"Terra Divina", qu’est-ce que c’est ? "Terra Divina", c’est une excellente série. J’ai vraiment beaucoup aimé. C’est pêchu, joyeux, il y a du suspens, l’auteur joue avec les mots, se régale et nous régale (en tout cas, pour moi, ce fut un vrai festin !), j’ai eu du plaisir à y revenir à chaque fois que j’avais interrompu ma lecture et je n’ai pas été déçue. Je ne sais plus si c’est l’édition numérique ou l’autoédition numérique qui a remis au goût du jour le feuilleton mais, pour "Terra Divina", Marie Fontaine a choisi cette option avec brio.

 

J’ai été séduite par les personnages, les méchants comme les gentils, houps ! Mais qui est vraiment gentil là-dedans et qui est vraiment méchant ? La morale est toute relative dans "Terra Divina".

 

J’ai un gros faible pour la mamie flingueuse, Catarina, celle qui tire plus vite que son ombre et ne rate jamais sa cible. Inattendue. C’est tout à fait le genre de personnages de femmes fortes que j’aime, à la Beatrice Kiddo du « Kill Bill » de Quentin Tarentino.

 

Coriaces, qui ne se laissent pas faire et qui, même si elles semblent soumises à leur homme, ont un sacré répondant. D’ailleurs, la saison se termine sur la scène suivante : l’aïeule sensible à la gâchette menace… eh non, je ne vous en dirai pas plus !

 

En tout cas, on ne s’ennuie pas dans "Terra Divina" car, il s’y passe toujours quelque chose.

 

D’habitude, je ne suis pas fan d’histoires de mafieux, le mot mafia me fait toujours un peu froid dans le dos mais, dans ce livre, l’humour est omniprésent même dans les scènes les plus glauques. C’est la plume de l’écrivain qui veut ça.

 

Petits morceaux choisis :

 

« - Oh, il doit sûrement être en train de faire connaissance avec la nouvelle bonne. Tu sais comment il est, Frédéric, il aime bien aller au fond des choses… » dit, coquine, la grand-mère.

 

« C’était Marie, souriante comme un doigt coincé dans une porte. »

 

« Ils me traitent comme un sous-merde, une capote trouée, une roue crevée, pour eux, je ne suis qu’un échantillon de fumier, du miasme de purin (…) »

 

Un excellent moment de lecture. Merci, Marie.

 

L’auteur, par elle-même :

 

« Si le monde n'était pas fou, aurions-nous autant de plaisir à le recréer avec nos mots ?


Marie Fontaine est un auteur bilingue dont la langue maternelle est celle de Cervantes mais qui écrit dans celle de Molière. Ses influences : le cinéma asiatique, les films de genre, l'humour de Tarantino et celui d'Audiard. Côté livres, elle affiche une prédilection pour le fantastique de la grande époque du XIXe et voue une admiration sans bornes à l'œuvre de Frédéric Dard. Sa plume, volontiers cynique mais non dénuée de tendresse, aime à gratter sous le vernis humain, à la recherche de la part d'ombre qui sommeille en chacun de nous. Refusant de se laisser coller la moindre étiquette, elle met au point ses propres recettes d'écriture, mélangeant allègrement tous les genres. On peut également découvrir ses chroniques (livres papier et/ou numérique) sur son blog Dark Limelight. http://darklimelight.over-blog.com »

 

Le pitch :

 

Lisandru et Catarina Caitucoli, époux nonagénaires à tendance increvables, règnent sur leur clan ainsi que sur leur domaine, la Terra Divina, une magnifique cerisaie. Pourtant, leur business ne leur rapporte pas que des queues de cerises. Et personne ne s’aviserait de venir fourrer son nez dans les affaires blanc comme coke de ces vieux mafieux. Jusqu’au jour où un gars de la famille Abbruzzi entraîne avec lui dans une mort « explosive » le lieutenant de Lisandru.

Flanqués d’une petite-fille vierge comme l’huile d’olive mais chaude comme la braise, d’un fils marié à une insupportable Irlandaise, d’ennemis cachés qui ressurgissent du passé et de fantômes a priori bienveillants, les Caitucoli auront fort à faire pour démêler le vrai du faux et comprendre pourquoi Orsu Abbruzzi leur a déclaré la guerre. Au cours du combat, certains de leurs propres secrets éclateront au grand jour. Catarina découvrira à ses dépens qu'on peut passer une vie entière aux côtés du même homme sans vraiment le connaître.

Au menu de cette tragédie jubilatoire dans laquelle les macchabées tombent comme des bigarreaux clafoutis et vendetta.

Euh... non, pas clafoutis.

Les séries littéraires de la collection « Pulp » sont conçues comme des séries télévisées, avec plusieurs saisons de six épisodes chacune, chaque épisode étant écrit pour un temps de lecture moyen de 20 minutes.

Un épisode au format ebook paraît toutes les semaines, avec possibilité de précommander immédiatement la saison complète. Les intégrales numérique et papier sont proposées à la fin de chaque saison.

 

Ils en parlent sur leur blog :

 

Les tribulations d'une lectrice

 

Un peu de lecture

 

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12/06/2015
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