Sandra Ganneval, l'autoédition, le choix de la liberté

Peut-on vendre un livre, autoédité ou non, numérique ou papier, sans faire de promotion ?

Peut-on vendre un livre, autoédité ou non, numérique ou papier, sans faire de promotion ?

Oui, prétend David Forrest qui a déjà vendu 10 000 exemplaires de ses ouvrages de fiction numériques autoédités, l’un des rares succès en chiffres de l’autoédition numérique française à être mis en avant par les médias.

Sur son site, dans la rubrique FAQ, il répond à la question :

Quelle promo ?

Je serai bien incapable de vous le dire. Je n’ai pas de légitimité sur ce point, n’ayant pas de vraie expérience en la matière. Juste quelques suggestions : évitez de mentir au public (faux avis en cascade, souvent repérables, et autres qui vous retomberont forcément dessus tôt ou tard, les exemples ne manquent pas sur les boutiques Kindle et compagnie…).

N’en faites pas trop : ne polluez pas les forums, au risque de vous attirer les foudres des internautes… donc d’acheteurs potentiels. Pas de matraquage, sinon gare, justement, au retour de bâton !

Pour terminer sur ce point, je crois que la meilleure promo est un cocktail de ces ingrédients : un bon résumé, une illustration qui accroche, un prix juste, un extrait qui donne envie. Ensuite, c’est au public de décider, suite à son expérience avec le dernier et principal ingrédient : votre texte.

« Sans promo, ni média, ni éditeur, David Forrest est un auteur 2.0. » nous dit un article de 20 minutes http://www.20minutes.fr/article/948329/david-forrest-nothomb-apple-amazon

Moi, franchement, je n’y crois pas. On ne peut pas plus vendre un livre numérique qu’un livre papier sans faire de promotion. La promotion est le nerf de la guerre. Il faut se faire connaître pour sortir du lot, trouver des lecteurs et surtout des acheteurs, des gens qui, mis en confiance, lâchent quelques euros en échange de la prose d’un inconnu.

David Forrest fait donc de la promotion et drôlement bien, encore.

Tout d’abord, commençons par la courte biographie postée sur son site :

« Journaliste spécialisé dans les loisirs numériques (séries télévisées, cinéma, jeux vidéo), David Forrest signe avec "En série : journal d'un tueur" son premier roman. »

David Forrest est journaliste. Suis-je naïve de penser qu’un journaliste fréquente… des journalistes ? Le journaliste fait partie d’une espèce grégaire qui aime bien favoriser ce qu’elle connaît, à savoir, ses confrères.

Contrairement à ce qu’il dit sur son blog, David Forrest fait de la promo et utilise les médias pour cela. Il est passé sur M6, sur France 3, Télé Nantes, sur RTL, a eu un article dans 20 minutes, dans le Journal du Dimanche, dans le Nouvel Observateur…

Et c’est tant mieux pour lui de pouvoir le faire mais, je trouve bizarre de vouloir faire croire que le seul fait d’avoir mis son livre sur Kindle et différentes plateformes a fait qu’il a été repéré par le public et acheté.

Le bouche à oreille prend beaucoup plus de temps que cela pour se mettre en place.

Entendons-nous bien, je ne remets pas en cause la qualité des textes de David Forrest. J’ai téléchargé l’extrait de « Tueur en série » via le Kindle et même si le sujet ne m’emballe pas, entrer dans la tête d’un tueur, brrrrrrrrrr, j’ai trouvé l’écriture très fluide et agréable à lire. On fait facilement l’impasse sur quelques coquilles et certaines tournures de phrases.

Je dis simplement qu’un texte doit bénéficier d’une promotion pour se vendre car, aussi bon soit-il, si personne ne sait qu’il existe, qui le lira, qui l’achètera ?

Alors, vendre son livre autoédité sans faire de promo, vous y croyez vous ? Suis-je mauvaise langue ?

 

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24/11/2014
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