Sandra Ganneval, l'autoédition, le choix de la liberté

Ma blonde sexy chroniquée par Dominique Lebel, sur son blog

Vous pouvez retrouver cet article à l'adresse suivante, l'occasion de faire un tour sur le blog d'un auteur plein d'humour et d'autodérision

            le coin de Dominique

Marilyn était sûrement  trop blonde

    

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« Clara ne pardonnait rien. Clara n’oubliait rien. »

 

Vous connaissez le train fantôme ? Ce livre fonctionne comme ça. Vous avez une belle blonde pour vous faire entrer, vous êtes séduit, vous vous installez, il y a un meurtre et du sang en fines traînées dès l’entrée, ça promet... et puis vous entrez dans un monde très sombre, peuplé de monstres qui surgissent par moments devant vous, sans prévenir –un père incestueux, un psychopathe, une romancière torturée, etc... et derrière ces monstres se dessine un passé, comme un chemin qu’on trace, en forme de toile d’araignée et vous vous sentez perdu dans le noir et alors un nouveau monstre arrive... mais où est la sortie ?

Je suis montée dans le train fantôme de Sandra Gonneval, c’est une attraction très particulière et j’ai vu des tas de choses:

-une prostituée qui se transforme en araignée dans sa tête

-deux adolescents enfermés dans un vestiaire et le baiser est un peu forcé

-une fausse mère et deux vraies jumelles enfermées dans leurs peurs et leur rivalité

-une culotte en nylon trop serrée

-une jeune fille enfermée dans une âme d’homme

-une petite fille enfermée dans la folie de son père

-un fou enfermé dans son adoration pour une blonde

-un cadavre enfermé dans une pièce, comme un lapin cloué au plancher

-une femme poisson

... et Pélagie, la ravissante, la renversante Pélagie, comme une bouffée d’oxygène.

Tandis que sur mon parcours, tout au long du tunnel obscur, des pancartes me signalaient : Afrique, Inceste, Désir, Imposture, Vengeance... et Ecriture.

Car c’est un livre sur l’Ecriture avec un grand E, celle qui s’en va parfois dans tous les sens, parce qu’elle est faite de passion. Celle qui se moque du temps et bouscule la chronologie, celle qui lance « les mots de la tribu » :

« Clara pensa que si elle avait été un homme, elle aurait baisé Pélagie. Oui, elle ne lui aurait pas fait l’amour, elle l’aurait baisée comme une brute, à la faire saigner.

-vous devriez vous maquiller un peu, dit Pélagie ».

Amateurs de lectures tranquilles attention, ce livre est remuant, protéiforme et violent –et difficile parfois, vous savez ce que c’est, dans les trains fantômes on n’y voit pas toujours clair –et j’adore, moi, quand les phrases sont assez bien faites pour que je les laisse m’égarer.

 

 

 

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20/05/2015
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