Sandra Ganneval, l'autoédition, le choix de la liberté

« Le surligneur », Jean-Vincent VOYER, Editions Mogador 2011


« Le surligneur », Jean-Vincent VOYER, Editions Mogador 2011

 

« Le surligneur » et moi, une rencontre inattendue.

 

J’ai découvert ce polar sur le site WBE, Planète Littéraire des auteurs indépendants dont la devise était, car le site n'existe plus :

 

« N'abandonnez jamais. Ne laissez jamais rien ni personne vous décourager. Avancez. »

 

« La plateforme WBE a pour objectif de promouvoir des œuvres d'auteurs indépendants en mettant l'accent sur une certaine idée de leurs valeurs ; liberté, personnalité, qualité, originalité, diversité, culture, créativité. »

 

L’objectif de ce site était de faire connaître des ouvrages autoédités ou édités par de petites maisons d’édition. Il s’adressait autant aux lecteurs qu’aux auteurs. L’une de ses initiatives a été de mettre en place un label WBE. L’idée était intéressante. Les ouvrages proposés pour l’obtention de ce label étaient lus par trois personnes volontaires qui donnaient chacune leur avis détaillé sur le livre à partir d’une grille de lecture très précise qui examinait aussi bien la forme que le fond de l’ouvrage. Reste-t-il quelques coquilles ou d’énormes fautes d’orthographe, de grammaire ou de syntaxe ? L’histoire est-elle cohérente ? Comment est-elle menée ? Les dialogues sont-ils crédibles ? Etc. Si l’auteur n’obtenait pas le label, ces lectures attentives lui permettaient, si bien sûr, elles lui semblaient justifiées, de remanier son texte et éventuellement de lui refaire passer l’épreuve du label.

 

« Le surligneur » a obtenu le label WBE. Furetant sur le site, j’ai été attirée par le résumé :

 

« Dans un petit port de pêche breton, on trouve un enfant de 11 ans, assassiné avec un club de golf. Puis, ce sera l'ancienne Mère directrice de l'école, tuée avec un énorme candélabre. Et le vieux gardien… Et une ancienne élève, découverte dans ses toilettes fermées...
A chaque fois, un petit mot, déposé sur place, tracé par une main enfantine.
Là-haut, sur la falaise, la maison cossue de celui qui a réussi, loin du pays, de celui qui, enfant, a été humilié à cause de ses fautes d'orthographe... Etrange réussite, étrange personnage devenu cadre de haut niveau dans une holding financière internationale… est-ce lui qui se venge ? Tout porte à le croire, et pourtant… Bien d’autres d'habitants de ce petit port tranquille auraient de bonnes raisons de tuer... »

 

« Humilié à cause de ses fautes d’orthographe ». Ca m’a rappelé qu’en primaire, j’avais un peu de mal avec l’orthographe, je faisais beaucoup de fautes d’inattention et cela m’agaçait qu’on me le fasse remarquer. Bon, je n’aurais tué personne pour cela... quoique…

 

Donc, lire « Le surligneur », pourquoi pas ?

 

Je vais, ni une, ni deux, faire un tour sur le site de l’auteur et je cherche le petit bouton, là, qui permet d’acheter en ligne. Il n’y en a point.

 

Alors, merveille d’Internet, j’envoie un mail à l’auteur : « Mais où trouve-t-on ce livre ? » Il me répond avec l’humour qui semble le caractériser, fait même des vers… de mirliton, certes, mais des vers quand même.

 

Je commande « Le surligneur » sachant que je vais avoir droit à une spéciale dédicace… et j’attends… j’attends… j’attends… et Sœur Sandra ne voyant rien venir, recontacte l’auteur qui houps ! pris dans la tourmente d’un quotidien qui s’est brutalement compliqué a oublié de poster l’envoi tant attendu.

 

Oubli vite réparé car je reçois enfin mon « surligneur ».

 

Bon, il valait cette attente.

 

C’est un polar que j’ai trouvé très agréable à lire. L’histoire me paraît plutôt originale. J’ai aimé la sobriété du récit. Je m’explique.  J’ai eu ma période thrillers américains qui est un peu passée. Les descriptions détaillées de meurtres m’ont lassée. Je ne suis plus avide de ce genre de sensations glauques.

 

Ici, les meurtres sont décrits avec juste assez de détails pour que notre imagination fasse le reste.

 

J’ai relu (écouté, en vérité, lu par Michael Lonsdale) « Les dix petits nègres », il y a quelques semaines, et j’ai trouvé au « surligneur » un petit côté Agatha Christie, une note british, une certaine délicatesse dans la façon dont l’enquête est menée. La fin est assez surprenante et finalement laisse quelques éléments dans l’ombre. Mais ce n’est que mon humble avis. 

 

Le site de l’auteur :

http://www.petits-mots-grands-bonheurs.fr/

 

Critique du livre

http://lesmotsdenanet.blogspot.com/2011/07/le-surligneur-de-jean-vincent-voyer.html

 

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14/12/2014
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