Sandra Ganneval, l'autoédition, le choix de la liberté

Le lâcher prise, le non agir

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Faut-il toujours faire quelque chose pour avancer ? Est-ce que, parfois, il ne vaut pas mieux s’arrêter, cesser de s’agiter dans tous les sens et attendre de voir le résultat de toutes les actions que l’on a pu poser pendant une période donnée ?

 

Pourquoi est-il si difficile de ne pas agir ?

 

Dans notre société, il est très mal vu d’être en train de ne rien faire.

 

C’est signe de paresse.

 

Vous avez peut-être déjà entendu cette anecdote, une légende sans doute : un employé d’Henry Ford vient se plaindre à celui-ci qu’un autre employé passe ses journées, affalé dans son fauteuil, les pieds sur son bureau, les mains derrière la tête, à ne rien faire et Henry Ford lui répond que cet homme lui a fait gagner un million de dollars grâce à une idée qu’il a eue en se tenant ainsi, affalé dans son fauteuil, les pieds sur son bureau et les mains derrière la tête.

 

Au travail, surtout dans les emplois de bureau (ma principale expérience de l’entreprise), dès que l’on ne fait « rien », c'est-à-dire, si l’on n’a pas un dossier ouvert devant les yeux, l’ordinateur ouvert sur un document d’une importance relative mais capitale, on est soupçonné de glander et c’est très mal. Même si on a effectué le travail que l’on devait effectuer. Même si on a rempli ses objectifs. Même si. À l’instant T, on ne fait rien et c’est très mal. Même si cela signifie que l’on est une personne organisée, que l’on a trouvé des solutions en un temps record, que l’on n’a pas envie de faire semblant de travailler alors que le travail est déjà fait, c’est très mal et on culpabilise et on cache que l’on n’a plus rien à faire.

 

Vous vous souvenez sans doute de ce livre qui a fait scandale, une employée d’une collectivité locale, sous le pseudonyme de Zoé Shepard, dénonçait le brassage d’air dans l’administration.

 

Le monde moderne en est arrivé à définir qu’il fallait que nous soyons occupés pour être efficaces. Quelqu’un qui a l’air de ne rien faire, qui réfléchit, qui attend, pire, qui s’accorde le droit de faire une sieste d’un quart d’heure (quelle audace !), ce pour quoi notre corps est programmé génétiquement, d’ailleurs, est vu comme un glandeur.

 

Après une période où j’ai beaucoup travaillé, à mon sens : j’ai écrit de nombreux articles pour mon blog, j’ai enregistré des vidéos pour ma chaîne YouTube, j’ai finalisé une étape de l’écriture du 3ème tome de ma série « La téléportation est un sport de combat », j’ai travaillé à la rédaction de quatre autres ouvrages et je n’ai pas pris de vacances, je me suis sentie fatiguée, très fatiguée et, en même temps, pleine de culpabilité.

 

Comment ça, tu n’es pas une machine et tu as envie de faire un break malgré toi ? Comment ça, tu es fatiguée ? Fatiguée de quoi ? Fatiguée d’écrire ? Fatiguée d’avoir fait quelques vidéos ? Fatiguée d’avoir fait quelques actions de promo ? Fatiguée du manque de résultats de tes actions ?

 

Comment peux-tu être fatiguée de cela ? On est fatigué d’un travail de force, pas d’un travail intellectuel, c’est bien connu, n’est-ce pas ?

 

Et pourtant.

 

Mais, en réalité, qui est capable de ne rien faire ? Qui sait s’y prendre pour ne rien faire ? Est-il possible de ne rien faire ? En dehors des phases de sommeil, ne sommes-nous pas toujours en éveil et plus ou moins dans une phase de réflexion même s’il s’agit de savoir si l’on va fermer la paupière gauche avant la paupière droite ?

 

Je me souviens avoir lu une phrase dont je ne me rappelle plus de façon précise mais qui disait, en substance, que si les hommes cessaient d’agir au moins une heure chaque jour, le monde irait beaucoup mieux. Peut-être le sage qui a prononcé cette phrase songeait-il au fait de s’arrêter pour méditer.

 

La méditation consiste  à se poser et à ne pas agir, du moins, pas en mouvement. On est juste là, à regarder défiler ses pensées sans les arrêter, à se concentrer sur un objet, une phrase ou un mot donné. Une activité qui semble facile mais qui est l’une des plus difficiles à réaliser pour le commun des mortels.

 

Rien faire, finalement, ça n’existe pas. C’est une notion relative. On fait toujours quelque chose. Notre cerveau se met rarement sur pause.

 

Le lâcher prise, le non agir, au final, pour moi, c’est plutôt respecter ces moments où notre corps et/ou notre esprit nous incitent à ralentir, à arrêter d’essayer, à cesser de vouloir être performants à tout prix, à cesser de croire que nous détenons toutes les clés et que les actions que nous entreprenons, plus nous les multiplierons, plus elles engendreront des résultats ; cela peut être aussi se fêter en stoppant la roue, en se disant que ce que l’on a fait est suffisant, que c’est très bien comme ça et que l’on a le droit de prendre soin de soi parce que lâcher prise et cesser de s’agiter, c’est la meilleure façon de prendre soin de soi.

 

Et vous ? Prenez-vous soin de vous ?

 

 

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Clin d'œil

 

 

Sandra Ganneval, écrivain indépendant

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25/08/2018
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