Sandra Ganneval, l'autoédition, le choix de la liberté

Juliette Paradiso et "Lulu Véto"

 

Coucou, les amis. J’ai décidé de reprendre les interviews d’auteur.e.s indépendants sur mon blog. Mais d’une façon plus light qu’auparavant. J’avais tendance à bombarder mes interviewés de questions tant j’étais avide de les connaître. Aujourd'hui, j’ai choisi le chiffre magique : 7. 7 questions et pas une de plus ! J’espère avoir quelques retours concernant ce nouveau « format ».

 

Ma première victime consentante est Juliette Paradiso. Nous nous sommes rencontrées suite à mon inscription au groupe Facebook « E-book - Collectif d'échange Auteur/Lecteur » qu’elle administre merveilleusement avec Gabriel Ronan, auteur également (qui fera partie de la liste de mes victimes, mais chut… il ne le sait pas encore).

 

De Juliette, j’ai lu avec mon fils « Lulu véto ».

 

En voici le commentaire que j’ai laissé sous sa dictée sur Amazon :

 

« Commentaire de mon fils de 10 ans : "C'était très cool, j'ai beaucoup aimé et moi, je ne ferai pas vétérinaire. Est-ce qu'il pourrait y avoir des autres métiers ? Chef de chantier, par exemple."
Il a beaucoup ri et a apprécié le personnage de Lulu et sa famille fofolle. »

 

J’en parle aussi dans mes chroniques du mois de mai 2018.

 

Mes lectures indés du mois de mai 2018

 

Et maintenant, je laisse la parole à Juliette !

 

1 - Si tu voulais faire de moi ta plus grande fan, comment me présenterais-tu ton parcours d’auteure ? Attention, ça peut mal finir (voir « Misery » de Stephen King).

 

J'ai toujours écrit depuis toute petite. Pour moi c'est une nécessité de purger les galaxies de mots, de phrases et d'associations d'idées qui s'entrechoquent dans mon cerveau encombré. Pendant longtemps j'étais tiraillée entre l'intime conviction que ce serait ma vie et ma saboteuse intérieure qui jouait les crève-ballons. J'ai flingué la saboteuse et eu besoin de me prouver que je pouvais terminer un texte. Quitte à y aller autant y aller en "pro". Rien d'autre à perdre qu'un peu de bleus à l'égo, bien moins que l'auto-sabordage. Et "Lulu véto" était née. Lulu est le personnage d'un petit roman décalé pour les 7-9 ans. Je travaille en ce moment sur "Lulu Peau de Vache", la suite, et aussi sur un Dico des Egos, un guide satirique pour nous aider à repérer et réagir face aux différents égopathes.

 

2. – Peux-tu te définir en tant qu’auteur ? Tu as droit à 7 adjectifs  (tu peux faire des phrases si tu veux, oui, je sais, je suis trop gentille).

 

Joueuse, bordélique, révoltée, libérée, frustrée (de ne pas avoir accès à la Pensine de Dumbledore, toutes ces phrases perdues à cause de mes doigts boudinés carrés qui ne tapent jamais assez vite !), cérébrale, engagée.

 

3 - Qui est ton auteur préféré et pourquoi ?

 

Pas facile de choisir mais je dirai Agatha Christie, pour plusieurs raisons. D'abord ce que j'admire le plus chez un auteur parce que c'est peut-être ce qui me fait défaut, c'est sa capacité de construction narrative et dans les polars en général et chez Agatha Christie en particulier c'est du grand art. Le second aspect qui me touche chez elle, c'est sa grande humanité, les observations fines mouches sur son époque et un esprit ultra ouvert. Elle a été l'une des premières à évoquer dans ses romans l'homosexualité féminine et masculine sans le moindre jugement et dans sa vie privée elle s'est remariée avec un archéologue bien plus jeune qu'elle, qu'elle suivait au bout du monde dans ses fouilles.

 

4. Écris-tu sous ton vrai nom ou utilises-tu un pseudonyme ? Si tu utilises un pseudo, pourquoi ?

 

Vrai nom de femme mariée (qui est plus sexy que le mien). J'ai pas mal pratiqué les pseudos pour des articles et des blogs, mais je trouve finalement que d'utiliser son nom reste plus simple et chez moi ça a même marqué une forme "d'engagement définitif". En plus les pseudos c'est comme les tatouages, ils sont marqués par une époque de nos vies et ne se retirent pas si facilement.

 

5- Pourquoi as-tu choisi l’autoédition ?

 

Quand j'ai écrit Lulu, il y a plus d'un an, je l'avais envoyé à plusieurs maisons d'éditions, qui pour certaines ont fini par me répondre au bout de six mois que si l'écriture était fraiche blablabla la réponse était non. Six mois pendant lesquels on n'écrit plus rien, on se remet en question trois fois par jour, on rafraîchit ses mails toutes les deux secondes et à la fin on menace de tout balancer. Alors j'ai décidé de ne plus m'infliger ça. Et de tenter quand même l'expérience avec l'autoédition. J'adore ce système parce qu'il permet que le texte qu'on a écrit soit lu et c'est la seule chose qui compte vraiment. La finitude et l'accessibilité. Après, ça marche, ça marche pas, faut réajuster, peut-être... Mais ça existe, ça vit.

 

6- La promotion, le nerf de la guerre pour un autoédité. Comment procèdes-tu pour promouvoir tes ouvrages ? As-tu des astuces à partager ?

 

Le revers de l'autoédition, c'est que, si elle permet de rester dans un spirale créative hyper positive, en revanche elle réclame d'endosser tour à tour les casquettes d'animateur de réseaux sociaux, de conseil en marketing, de VRP, et de correcteur (hyper important!). Pour ma part, je suis pour l'instant à 100% sur Facebook, c'est déjà très chronophage, je n'ai pas eu le temps d'aller sur d'autres réseaux sociaux. Pas de baguette magique malheureusement pour la promo. Créer une page auteur est indispensable, avec un bouton acheter et il faut la faire vivre plusieurs fois par semaine. Les photos de livres brochés fonctionnent mieux que les captures de couvertures et les posts écrits marchent 1000 fois mieux que les partages de post (pour les commentaires Amazon, par exemple mieux vaut les copier, coller, que de faire des captures). Il faut savoir jouer sur le prix des ebooks pour bénéficier de l'effet promotion, et bien choisir dans quelle catégorie on publie le livre pour qu'elle ne soit pas trop large et avoir une chance de rentrer dans un top 100. Enfin, je crois au fait d'aller proposer en dépôt dans les librairies nos livres. Peu importe l'impact sur les ventes, pour moi, ça me réassure en tant que professionnelle indépendante. T'es auteure ? Tu peux aller voir un libraire avec ton livre ! C'est le genre de méthode Coué qui me motive. Des fois, je me lance des défis du type : profiter d'un trajet à pieds, enfourner 4 ou 5 bouquins dans mon sac, et ne pas revenir tant que je ne les ai pas placés chez des libraires, des médiathèques, ou même des vétos...

 

7- Si tu étais un super héros ou une super héroïne, tu serais ?

 

Pour son compte en banque et son engagement social je prendrais Bruce Wayne mais il est trop dépressif pour moi alors je créerais bien "MythBreaker" la casseuse de mythes, parce que j'adore m'en amuser et puis je pourrais garder le nom pour me lancer dans le catch !

 

 

Merci d'avoir joué le jeu, Juliette ! Bravo pour le courage d'aller placer tes livres en librairies. L'accueil n'est pas toujours des plus sympatique pour les indépendants, alors, il en faut de la détermination ! On ne s'est jamais rencontrées mais tu dégages une belle énergie dans le monde virtuel, je suppose que cela doit être la même chose IRL (ça veut dire dans le monde réel, pour ceux qui ne sont pas au top comme moi Clin d'œil).

 

Je vous invite à découvrir "Lulu Véto"

 

 

 

 

Juliette a une page auteur sur Facebook :

https://www.facebook.com/Juliette-Paradiso-Auteur-2073096312906353/

 

 

 

Sandra Ganneval, écrivain indépendant

 

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29/06/2018
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