Sandra Ganneval, l'autoédition, le choix de la liberté

Imaginer que tu peux gagner ta vie avec tes créations...

Ce qui est difficile, c’est de donner de la valeur à ce que tu créés et de te dire que ce que tu créés peut non seulement te rapporter de l’argent mais te faire vivre, payer le nécessaire et le superflu.

 

En réalité, tu n’y crois pas. Tu n’y crois pas parce que ça ne correspond pas à un modèle proche connu de toi.

 

Autour de toi, les gens gagnent de l’argent en allant travailler le matin. Parfois, leur travail est dur, parfois, il est aisé. Mais ils vont quelque part pour gagner de l’argent. Et quelqu’un les paie, une personne ou une entité, leur patron, leur boss, leur entreprise. Et ça, c’est normal.

 

Quand tu te dis que tu veux vivre de ton art, tu dois déconstruire ce schéma et en construire un autre. Et c’est difficile d’énoncer cette envie à voix haute.

 

Je vais écrire un roman, une musique, créer des œuvres et des gens vont me les acheter, suffisamment de personnes doivent me les acheter pour que je puisse en vivre.

 

Dans le cas de l’écriture en autoédition, disons environ mille personnes chaque mois, mille personnes devront acheter ma prose pour que je puisse espérer en tirer un revenu vaguement décent. Mille personnes, ça paraît insensé, fou.

 

Comment pourrais-je attirer vers ma prose mille personnes chaque mois ? Imaginer cette possibilité est extrêmement difficile. C’est un changement de paradigme. Comment est-ce possible ? Mon cerveau buggue et refuse cette éventualité. Pour lui, cela n’a pas de sens. Ça peut en avoir pour d’autres mais pas pour moi. Comment cela pourrait-il m’arriver ? Il m’oppose des résistances, autant qu’il le peut. Je suis trop vieille. Il est trop tard. Ce que j’écris n’est pas assez bon, sinon ça aurait déjà cartonné. Je ne fais pas ce qu’il faut. Je n’écris pas ce que les gens veulent lire, ce que les gens attendent. Je suis trop libre.

 

Et puis, LA phrase : tu n’y crois pas assez. Oui, car au fond, je n’y crois pas, je résiste à la possibilité du succès, il fait partie de mes fantasmes mais pas de mes paradigmes, je n’y crois pas, cela me paraît trop fou, irréaliste.

 

Je cherche le modèle qui me ressemble et qui a réussi ce que je veux réussir et je ne le trouve pas.

Et puis, je me secoue et je me dis que je n’ai pas besoin de modèle.

 

C’est qu’un bout de moi s’en fout de ce qui va arriver, c’est qu’un bout de moi sait que je dois faire ce que je fais, de la façon dont je le fais parce que ça ouvre la voie à d’autres personnes qui feront aussi à leur sauce ce qu’elles ont à faire.

 

Le succès m’attend quelque part, je ne sais pas à quoi il ressemblera, je l’imagine tel que je le souhaite, en monnaie sonnante et trébuchante mais je sais bien qu’il ne sera pas fait que de cela et qu’il est déjà présent à travers vous qui prenez le temps de me lire à cet instant même.

 

 

 

 

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09/09/2019
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