Sandra Ganneval, l'autoédition, le choix de la liberté

Faire son show

Tu écris des bouquins.

 

Tu créés ta chaîne sur YouTube.

 

Tu créés ta page Facebook.

 

Et tu les autoédites tes livres, punaise, t’as confiance en toi !

 

Et tu postes des articles.

 

Et tu postes des vidéos.

 

Et tu t’exposes, et tu montres que tu es là… Eh, mais tu fais ton show, non ? Mais pour qui tu te prends ?

 

Est-ce que ça veut dire que je n’ai pas le droit de faire mon show ?

 

Et pourquoi je n’aurais pas le droit de faire mon show ?

 

Au fait, qui m’en empêche ?

 

Qui m’empêche de partager ce que je suis, ma créativité avec ceux que mon univers interpelle, intéresse, chez qui ils font écho ? Qui peut m’en empêcher à part moi-même ?

 

Ben oui, j’ai le droit de faire mon show.

 

Et j’irai même plus loin, je pense que si les gens comme moi, les plutôt discrets, les plutôt effacés, les plutôt bienveillants (je ne suis pas une sainte, loin de là mais je travaille à ne pas trop souvent basculer du côté obscur ;)) faisaient leur show plutôt que de laisser tant d’espace à des gens qui véhiculent du négatif, de la haine, de l’agressivité, de la violence sous différents masques, le monde irait beaucoup mieux.

 

Les réseaux sociaux nous offrent cette possibilité, montrer, dire ce que l’on pense, parler des changements que l’on aimerait voir dans ce monde, les initier même, parfois. Oui, je sais, vous l’avez tant et tant entendue celle-là. Et pourtant.

 

Chiche ?

 

On peut faire bouger les choses à notre échelle. Ça peut être se battre pour que tout le monde trie ses déchets à la maison, inciter nos gosses et nous-mêmes à être créatifs plutôt qu’à nous nourrir uniquement de la créativité des autres, les aider à avoir plus confiance en eux (même si on n’est pas sûr de faire ce qu’il faut pour cela), accepter qu’ils se rebellent, essayer de mettre en cohérence nos paroles et nos actes, demander à quelqu’un qui n’a pas l’air de se sentir bien dans le métro s’il a besoin d’aide…

 

Ce ne sont que des petites choses mais j’aime bien la fable du colibri racontée par Pierre Rabhi : il y a le feu dans la forêt et le colibri ramène de l’eau dans son petit bec pour éteindre l’incendie, quelqu’un lui demande ce qu’il fait et il répond qu’il fait sa part.

 

Faire sa part, ce n’est déjà pas si mal. Oui, bien sûr, c’est accepter de passer pour la chelou ou la relou de service, l’emmerdeuse qui parle de l’importance de manger bio et de l’huile de palme qu’il faut arrêter de consommer, qui parle de jeûner plutôt que de bouffer, qui dit que notre corps est un temple et qu’il faut l’honorer, qui s’obstine à écrire des livres sans certitude de dépasser un lecteur, qui fait des vidéos comme elle sent et qui écrit des articles si elle en a envie.

 

En tout cas, toi, le/la timide, l’effacé.e, le/la pas sûr.e de toi, si tu éprouvais l’ombre de la tentation de reprocher à quelqu’un de faire son show, je t’invite à commencer à faire le tien.

 

 

 

 

Sandra Ganneval, écrivaine indépendante

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13/08/2019
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