Sandra Ganneval, l'autoédition, le choix de la liberté

Eternelle adulescence

 

Extrait de SOS FLEMMARDS :

 

"- Bon, si on se matait un DVD ?

 - Si on jouait à ce nouveau jeu vidéo que tu viens d’acheter ? Je vais t’écraser comme un cancrelat.

 - Tu me défies, petit scarabée ? Attrape la pierre qui est dans ma main et tu pourras me battre.

 Joseph ferma le poing, le rouvrit en conservant le majeur replié, puis tendit son doigt en un geste obscène.

 - Sacrilège ! Comment oses-tu parodier ainsi Kung Fu, la série des séries ?

- Allez, je vais commander une pizza, il commence à faire faim." p. 66

 

 

 

 

 

 

Eternelle adulescence

 

L’adulescence.

 

Qu’est-ce que c’est ?

 

Une nouvelle case apparue dans les années 90.

 

On y range les gens qui ne veulent pas grandir, restant dans ce sas entre adolescence et âge adulte.

 

Ce terme a été créé par Tony ANATRELLA, un psychanalyste italien. L’adulescence, un néologisme, un mot valise, inventé pour définir un refus conscient ou inconscient de grandir. Un refus lié à la période actuelle, si effrayante pour certains.

 

L’adulescence commencerait vers vingt ans et se terminerait dans le meilleur des cas vers vingt-cinq, trente ans, mais beaucoup n’en sortent jamais vraiment.

 

Au secours, je crois que je suis une adulescente !

 

Les adulescents sont définis comme des individus qui ont un pouvoir d’achat. Ils sont une proie rêvée pour les publicitaires. S’ils s’accrochent aux basques de papa et maman, cela ne signifie pas qu’ils n’ont pas de salaire. Ils travaillent mais préfèrent rester là où on les chouchoute : il n’y a qu’à glisser les pieds sous la table, le réfrigérateur est plein, le ménage est fait, les vêtements sont repassés… Ils participent aux dépenses du foyer mais gardent un statut d’enfant auquel ils n’ont pas envie de renoncer. Dans les relations amoureuses, ils s’engagent mais pas trop, juste ce qu’il faut.

 

C’est un premier cas de figure.

 

Le second, ce sont les adultes plus ou moins jeunes qui volent depuis belle lurette de leurs propres ailes mais qui n’ont pas renoncé à certains attributs de leur enfance. Et vive les bonbons et autres douceurs réconfortantes, vive les jeux vidéos, amis virtuels avec lesquels on passe un temps indéfini, vive les mangas des années 80, Goldorak, Albator, Le Capitaine Flam, Candy et compagnie, vive les soirées gloubiboulga...

 

L’adulescence, ce serait un manque d’envie de grandir. On s’accroche à certains aspects de notre enfance ou de notre adolescence parce qu’ils sont rassurants.

 

L’écriture et la lecture me semblent se situer dans ce champ particulier que constitue l’adulescence.

 

Une idée comme ça.

 

Lorsque, adulte, je relis les livres que j’ai aimés enfant, j’éprouve une sorte de plaisir coupable. En cachette, je me suis replongée dans un "Fantômette" » que j’ai trouvé débile mais quelle victoire sur moi-même d’avoir osé rouvrir un livre de la bibliothèque rose. J’ai redécouvert l’histoire joyeuse de cette "école ronde" dans laquelle j’aurais tant aimé aller et celle de ce "merveilleux grand-père" que j'avais tant idéalisé.

 

Et me reglisser en douce dans les romans roses de mon adolescence en me sentant encore plus coupable puisque, ô mon Dieu, c’est de la mauvaise littérature. Mais qu’est-ce que ça fait du bien parfois de lire ce que l’on a envie de lire, de se retrouver dans cet état où l’on était avide de découverte, sans à priori, passant d’un classique à une bande-dessinée, d’un roman d’amour à un livre pour enfant…

 

Je me dis parfois que la lecture et l’écriture me maintiennent dans un entre-deux.

 

Plus enfant, mais pas tout à fait adulte, en quête d’émotions mais les cherchant dans les livres, en quête de rencontres mais les voulant tellement belles qu’elles ne peuvent être réelles. Pour atteindre le degré de perfection que je souhaite, il faut qu’elles aient été inventées. Il est où ce vieux monsieur génial qui vous guide et vous permet de vous dépasser, qui s’avère avoir eu une vie de super héros avant de se retrouver derrière son déambulateur ? Dans un livre sans aucun doute. Les mentors, dans le monde réel, ceux qui savent vous prendre par la main avec la magie et l’humilité attendues sont bien rares, non ?

 

Est-ce que les livres aident à grandir ou incitent à demeurer enfant ?

 

Les deux, sans doute, en ce qui me concerne…

 

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Sources :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Adulescence

http://www.aufeminin.com/fiche/psycho/f12704-l-adulescence.html

http://lecturepourtous.blogspot.fr/2010/09/ladulescence-ou-le-syndrome-de-peter.html

http://lexpansion.lexpress.fr/economie/l-europe-en-pleine-crise-d-adulescence_18239.html

http://www.graphemes.com/enews/42/42adulescent.html

http://www.e-sante.fr/adulescents-adolescents-attardes-ou-adultes-regresses/actualite/732

http://www.doctissimo.fr/html/psychologie/principales_maladies/13904-syndrome-peter-pan.htm

 

  



01/05/2012
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