Sandra Ganneval, l'autoédition, le choix de la liberté

Élever des rebelles 2

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Au fond, nous voulons que nos enfants soient sages, nous les voulons obéissants, respectueux, silencieux. Nous ne voulons pas qu’ils nous remettent en cause, qu’ils notent nos failles, repèrent nos incohérence, nos points d’ombre, nos incompétences. Nous voulons qu’ils se taisent et nous écoutent. Nous voulons qu’ils croient que nous savons ce que nous faisons et pourquoi nous le faisons. Nous voulons qu’ils nous croient responsables alors que nous ne le sommes pas.
 
Nous sommes juste des enfants, des enfants qui ont grandi, qui se sont adaptés aux changements survenus dans leur cerveau et dans leur corps. Nous n’avons pas eu le choix. À nous aussi on a dit de nous taire, d’obéir, que nous comprendrions plus tard, que c’est ainsi que va le monde et qu’il faut faire avec.
 
Impuissance.
 
Nous apprenons à nous sentir faibles, impuissants, surtout si nous venons d’un milieu modeste.
 
Argent rime avec sentiment de pouvoir, le sentiment de pouvoir influer sur les choses.
 
Quoique, les politiques, hommes et femmes de pouvoir a priori, s’il en est, avouent leur impuissance, parfois… quand ça les arrange ?
 
Nous passons si peu de temps avec nos enfants. Des étrangers les élèvent. La crèche, l’école, 10 heures, 11 heures par jour. Ce qui te paraît monstrueux au début, cette sensation d’abandonner ton enfant, disparaît peu à peu, se banalise. Mais 10 heures, 11 heures, c’est énorme !
 
Nos enfants apprennent à être de bons élèves, de bons soldats, ils obéissent aux maîtresses, aux maîtres, à la directrice, au directeur, à la sonnerie qui indique le début et la fin de la récréation. Un rythme. Des habitudes. On leur apprend à se soumettre.
 
« Je m’ennuie, c’est trop long. »
 
Qui fait écho à mon propre ennui face à la longueur des journées de travail, au sentiment d’être bloquée, coincée. Un long apprentissage pour que, ce qui n’est pas normal pour un être humain, le devienne ( ?).
 
Le monde du travail n’est pas adapté à la vie de famille, il est bâti sur un modèle militaire.
 
Nous sommes payés à l’heure, la plupart du temps, plutôt qu’à la tâche, ce qui est dommage, car ce que nous devons faire en 7 ou 8 heures, nous pourrions parfois le faire sur un temps plus court mais, l’efficacité, la productivité n’est pas à l’ordre du jour pour de nombreux emplois, aussi étrange que cela puisse paraître, la présence est ce qu’il y a de plus important.
 
Nos enfants pourraient également aller à l’école uniquement le matin ou l’après-midi, comme cela se fait dans d’autres pays et nous pourrions réaliser que nous passons autant de temps avec eux qu’ils en passent avec des étrangers payés pour s’occuper d’eux à notre place, 50/50.
 
Le monde va mal.
 
C’est une phrase idiote.
 
Le monde s’en fout.
 
Le monde va comme il va.
 
Nous, les humains, nous allons mal. Nous courons à notre perte mais c’est logique, au fond. Le profit soi-disant, est notre raison de fonctionner depuis si longtemps. Coûte que coûte.
 
 
 

Sandra Ganneval, écrivain indépendant

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30/09/2019
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