Sandra Ganneval, l'autoédition, le choix de la liberté

Denis Hugot, relecteur correcteur


 

Hello, tous. Je m’autoédite depuis 2011. Et si je n’ai eu aucun scrupule à créer moi-même mes premières couvertures, il était hors de question que je publie un ouvrage bourré de fautes d’orthographe. Je tenais à ce qu’il passe entre les mains d’un professionnel. J’ai découvert Denis Hugot sur Internet, un je ne sais quoi m’a mise en confiance dans son approche et depuis, je lui soumets régulièrement mes textes.

 

Je suis très heureuse d’en apprendre un peu plus sur lui aujourd’hui et de vous le faire découvrir.

 

1. Bonjour, Denis. Pouvez-vous vous présenter ? Comment êtes-vous devenu correcteur ?

 

Denis Hugot, 57 ans. J’ai toujours eu des facilités avec les chiffres… et les lettres. J’ai une formation d’ingénieur, métier que j’ai exercé pendant 25 ans. Puis j’ai décidé de me lancer dans ma passion depuis mon enfance : la correction !

 

2. Il semble qu’aujourd’hui, les éditeurs aient moins recours aux services de plusieurs correcteurs physiques et que l’on trouve davantage de coquilles qu’auparavant dans les livres édités. Qu’en pensez-vous ?

 

C’est vrai, auparavant, les éditeurs avaient leurs propres correcteurs salariés. Seules quelques maisons ont gardé ce fonctionnement. La qualité des textes n’est plus la même. Auparavant, plusieurs relectures étaient effectuées. Pour des raisons de délai (mais surtout de coût), les multi-relectures sont assez rares aujourd’hui (quelques-uns de mes clients procèdent encore avec 2 relectures : une sur les textes bruts sous Word, la dernière sur le pdf avant BAT*). Il faut noter que l’orthographe (mais aussi la syntaxe, la grammaire, la ponctuation, la typographie) est moins bien maîtrisée par la nouvelle génération.

 

3. Travaillez-vous pour des éditeurs ?

 

Je travaille à la fois pour des particuliers et pour des éditeurs. Je corrige notamment un certain nombre de magazines dans des domaines très variés (bateau, médecine, loisirs…).

 

4. Quelles sont les erreurs les plus fréquentes que vous retrouvez dans les manuscrits des auteurs indépendants ?

 

Beaucoup de fautes dans les conjugaisons… notamment chez les « jeunes »… Mais c’est très varié.

 

5. Vous ne travaillez pas sur l’aspect structurel des récits, pensez-vous le faire un jour ?

 

Non, c’est un tout autre métier, qui fait appel à d’autres compétences, que je ne pense pas avoir naturellement.

 

6. J’aime bien vous appeler « Œil de lynx », pas seulement pour vous taquiner mais parce que je suis convaincue qu’être correcteur amène à développer des compétences particulières en terme de repérage d’erreurs dans un texte. Comment travaillez-vous ?

 

Merci du compliment !

J’explique régulièrement que le métier de correcteur est complexe dans la mesure où il fait appel à des compétences assez différentes pour les 5 grands domaines :

a)         orthographe : avoir une très bonne mémoire photographique, déceler en 1 millième de seconde si un mot est bien orthographié

b)         grammaire : pouvoir instantanément vérifier les accords, les conjugaisons… la logique grammaticale (c’est ici une analyse « scientifique », ma formation m’aide beaucoup)

c)         syntaxe : analyser instantanément la bonne construction d’une phrase, et le français est très complexe…

d)         ponctuation : analyser la « musique » de la phrase (je suis tatillon sur ce point, souvent pris à la légère : je suis musicien, cela m’aide)

e)         typographie : là, c’est une question de travail, de travail et encore de travail !

 

7. À force de corriger un auteur, vous attendez-vous à un certain type d’erreurs dans ces écrits, des sortes de tics d’écriture comme on peut avoir des tics à l’oral ?

 

Sur des documents assez longs, oui…  J’ai remarqué aussi certaines spécificités régionales… Lorsque je corrige quelqu’un du Sud de la France,  je suis prudent, le « dès que » est souvent écrit « dés que » (ou « prés de »…), nuance d’accent particulièrement difficile  à détecter !

 

8. Que pensez-vous du recours à des lecteurs bêtas plutôt que de faire appel à un correcteur professionnel ?

 

Tout ce qui dégrossit le travail en amont est le bienvenu… Mais, au final, il faudra toujours l’œil du professionnel, c’est vrai pour de nombreux métiers, non ?

 

9. Des ouvrages comportant pas mal de fautes ou de coquilles réussissent à trouver leur public en autoédition et remportent parfois même des prix, les corrections étant souvent effectuées après coup (un des avantages du numérique, c’est que l’on peut corriger son texte n’importe quand). Est-ce que cela signifie que les lecteurs sont devenus plus indulgents ? Quel est l’avenir de l’orthographe, selon vous ?

 

Je ne lis pas encore dans le marc de café… A très long terme (15 ans), je pense que le métier de relecteur-correcteur va disparaître… L’IA va le remplacer, comme de nombreux autres métiers !

 

10. Vous faites, parfois, sur Facebook, le repérage de fautes dans les médias. La chasse est féconde apparemment ?

 

Oui, ça m’amuse, mais je n’ai pas toujours le temps de dégainer l’appareil photo ! Certaines chaînes sont vraiment laxistes… alors qu’elles ont un rôle d’exemple…

 

11. L’un des gros soucis que nous rencontrons en tant qu’auteurs indépendants est la maîtrise de la concordance des temps. Avez-vous une astuce pour y arriver sans trop de difficulté ?

 

Oui, très simple, mais ne pensez pas que, pour un relecteur professionnel, tout soit inné. J’ai derrière moi 50 ans de correction ! Il suffit souvent de mettre à une personne du pluriel, et le tour est joué… Si on est coincé, on appelle son relecteur préféré !

 

12.   Si vous étiez un super héros ou une super héroïne ?

 

J’adore Zorro depuis que je suis tout petit ! Finalement, je suis le Zorro des moins doués que moi en orthographe !

 

  https://www.flickr.com/photos/53911557@N05/4989065519/

 

Si vous souhaitez avoir recours aux services de Denis Hugot, il suffit de le contacter via son site : http://relecteur.synthasite.com/

 

 

Sandra Ganneval, écrivain indépendant

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30/08/2018
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