Sandra Ganneval, l'autoédition, le choix de la liberté

« Comment dire oui a changé ma vie, une année pour s’ouvrir aux autres et à soi-même », Shonda Rhimes, 2015

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La version vidéo de cette chronique est à retrouver ici : https://youtu.be/VNiztA5wDrU

 

Est-ce qu’on peut avoir réussi sa vie professionnelle d’une manière remarquable, avoir engrangé un nombre impressionnant de récompenses et malgré tout, éprouver un sentiment d’insatisfaction, un malaise chronique ? Oui ! C’est ce que raconte Shonda Rhimes dans ce livre. Shonda Rhimes est une scénariste afro américaine ; même si elle n’aime pas ce terme, elle a réussi à imposer la diversité dans les séries qu’elle produits, elle écrit des séries, a sa propre société de production nommée, en toute modestie, Shondaland (j’adore !), est féministe et n’oublie pas d’où elle vient, les combats contre la ségrégation menés en amont qui ont permis qu’elle en soit là où elle en est aujourd’hui.

 

Ce livre est un livre de développement personnel dans lequel elle explique comment dire « oui » peut devenir un outil d’évolution sur tous les plans pour une personne qui a envie d’avoir une vie plus riche, plus heureuse, d’avoir des relations plus saines et une meilleure santé.

 

Le changement va débuter un soir de veille de Thanksgiving, la grande sœur de Shonda Rhimes est en plein préparatif du repas de fête tandis que Shonda s’occupe de ses enfants (trois filles qu’elle a adoptées). Shonda lui parle d’une proposition qui lui a été faite de participer à un évènement et sa sœur lui fait soudain remarquer que, de toute façon, elle dit toujours « non » à tout.

 

D’abord, cette remarque ne fait pas vraiment sens pour elle, et puis, au fil des jours, elle va réaliser que sa sœur a raison et qu’elle s’est créé durant les années qui viennent de s’écouler, ses années de succès professionnel, une sorte de carapace faite de « non » pour se protéger, pour demeurer dans sa zone de confort créatif. Cette carapace extérieure est doublée d’une carapace intérieure sous la forme d’une impressionnante prise de poids.

 

Shonda Rhimes est scénariste, elle a créé « Gray’s anatomy », « Scandal » et « How to Get Away with Murder », elle compare le fait d’écrire les épisodes de ses séries l’un après l’autre dans une espèce d’urgence quotidienne, à poser des rails devant un train en marche. Cela ne lui fait pas peur. En revanche, des tas d’autres choses la terrifient car si quand elle écrit, elle a le contrôle, quand elle accepte une interview, de faire une intervention, de participer à un évènement, elle craint de le perdre.

 

Shonda Rhimes est une femme influente, connue et reconnue, elle est considérée comme la femme la plus influente de la télévision américaine ; très sollicitée, elle a embauché un agent en lui précisant que son rôle consisterait à refuser les sollicitations.

 

Se lancer dans l’aventure de dire « oui » signifiera pour elle affronter ses peurs, toutes ses peurs, apprendre à dire « oui » signifiera parfois se dire « oui » à elle-même et dire « non » aux autres afin de poser (enfin !) des limites et de ne plus être la bonne poire. L’année du « oui » voudra dire accepter d’aller là où elle a peur d’aller, d’affronter plus que la peur, parfois, souvent, la terreur que certaines situations provoquent en elle. Les interviews télé étaient pour elle un véritable cauchemar qu’elle vivait dans un état second, en ressortant sans le moindre souvenir tant ces expériences étaient traumatisantes.

 

Shonda Rhimes raconte son évolution avec beaucoup d’humour (l’expression « ton client a un rendez-vous » m’a fait beaucoup rire, je ne vous dirai pas ce que cela signifie, il va falloir lire le livre pour comprendre ;)) et de fraîcheur. Elle est scénariste et sait comment nous donner envie de tourner la page.

 

J’ai beaucoup aimé sa façon de rappeler que son succès est aussi lié au fait que sa situation financière lui permet de déléguer, elle a une nounou, une femme de ménage, de nombreux collaborateurs, une famille sur laquelle elle peut compter ; j’ai apprécié sa façon de rappeler que les femmes, d’une manière générale, ne sont pas des superwomen, qu’elles font de leur mieux et qu’elles ont le droit de demander de l’aide.

 

Son « oui » le plus significatif aura peut-être été celui de dire « oui » à la proposition de sa dernière fille : « Maman, est-ce que tu veux jouer ? » Dire systématiquement « oui » à nos enfants quand ils nous sollicitent pour jouer ou discuter plutôt que d’avoir toujours autre chose à faire que passer un peu de temps avec eux est l’une des clefs les plus précieuses qu’elle ait découvertes.

 

Ce témoignage qui se lit comme un roman est une belle leçon de vie.

 

 

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Sandra Ganneval, écrivain indépendant

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13/09/2018
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