Sandra Ganneval, l'autoédition, le choix de la liberté

Comment créer des personnages de papier qui tiennent la route ?

 

Voici quelques conseils donnés par Joe KONRATH, à retrouver en version originale dans The Newbie's Guide to Publishing (Everything a Writer Needs to Know), pavé génial et lecture inspirante pour les indépendants de tous pays. Une traduction en français serait la bienvenue ! Avis aux amateurs !

 

 

 

Mais, me direz-vous, qui est Joe KONRATH ? Et là, hop, hop, sans complexes, je fais un copié collé wikipédien : « J. A. Konrath, né en 1970 à Skokie, Illinois, est un auteur américain de romans policiers et, sous le pseudonyme de Jack Kilborn, de quelques romans fantastiques d’horreur. Il a également signé quelques textes de science-fiction sous le pseudonyme de Joe Kimball. » Mais, ce n’est pas le plus intéressant, quand je vous aurai dit que ce Monsieur est un grand défenseur de l’autoédition et de l’autopromotion, qu’il est persuadé que les auteurs ont un rôle capital à jouer dans le marketing de leurs livres, que lui-même a atteint, voire dépassé le million de ventes et qu’il tient un blog passionnant comportant un nombre impressionnant d’articles consacrés à l’édition indépendante, vous comprendrez pourquoi je me mords les doigts d’avoir un niveau en anglais aussi désastreux.

 

Mais bon, il y a un proverbe qui dit « Ne laissez pas ce que vous n’avez pas vous empêcher d’utiliser ce que vous avez. » Donc, j’ai envie de partager ce que j’ai compris avec vous et je le fais !

 

Joe KONRATH suggère de s’appuyer sur 7 points pour donner vie de manière efficace à nos personnages de papier.

 

UNIQUE – Qu’est-ce qui rend cette personne différente d’une autre ? Pourquoi ce héros est-il le seul qui pourrait être dans votre histoire ? Incluez sa profession, son origine ethnique, son genre, son âge, et une brève description.

 

BUTS – Quels sont les buts de vos protagonistes ? Leurs rêves ? Leurs peurs ? Que veulent-ils désespérément ?

 

DEFAUTS – Quels sont leurs problèmes personnels ? Qu’est-ce qui les gênera alors qu’ils essaieront d’atteindre leurs objectifs ? Quelles sont leurs addictions, leurs maladies, leurs incapacités, leurs névroses ?

 

BIZARRERIES – Quels sont leurs traits les plus étranges, les plus bizarres ? Quels sont leurs habitudes et leurs rituels.

 

PERSPECTIVE – Le personnage s’exprimera-t-il à la première personne ou à la troisième personne ? Qu’est-ce qui justifie ce choix ?

 

ASSISTANCE – Qui sont ses supporteurs, qui assiste votre héros ? Qui sont ses amis ? Qui sont ses collègues ?

 

ENNEMIS – Le ou les méchants doivent être tout autant travaillés. Qui fera un digne opposant pour votre héros ?

 

EXEMPLE :

 

Le Lieutenant Jacqueline « Jack » Daniels, de l’Unité des Crimes Violents de Chicago, qui apparaît dans les romans WHISKEY SOUR , BLOODY MARY et RUSTY NAIL, et les nouvelles ON THE ROCK et WITH A TWIST de Joe KONRATH.

 

UNIQUE – Jack a 46 ans, elle est divorcée, malchanceuse en amour mais un c’est un bon flic – son destin était de devenir Lieutenant, d’exercer parmi des hommes. Jack a dédié sa vie à son travail, mais est maintenant à un âge où elle regrette de n’avoir pas fondé de famille.

 

BUTS – Jack doit réussir sa carrière ; c’est une chose capitale dans sa vie. Mais elle réalise aussi, pour la première fois, qu’il y a plus dans la vie que le travail, et qu’il lui faut accorder plus d’importance à sa vie privée.

 

DEFAUTS – Jack est insomniaque, à cause de son obsession du travail.

 

Elle s’interroge constamment sur ses propres actions, se demandant si elle n’aurait pas pu mieux faire.

 

Elle ne pense pas être digne d’amour.

 

BIZARRERIES – Quand elle fait des insomnies, elle utilise sa carte de crédit pour acheter des choses sur les chaînes de shopping.

 

Elle s’intéresse trop à la mode, et est envieuse de celles qui s’habillent mieux qu’elle.

 

PERSPECTIVES – Première personne pour Jack, troisième personne pour le bandit.

 

ASSISTANCE – Son partenaire en surpoids, son petit ami comptable, sa mère, son ex-mari, son ami criminel, son ex partenaire et son chat.

 

ENNEMIS – Dans « WHISKEY SOUR », un serial killer nommé Ginger-bread Man fait des snuff movies dans sa cave et veut en faire un avec Jack. Dans BLOODY MARY, un maniaque démembre les gens et laisse des affaires appartenant à Jack sur la scène de crime.

 

 

 

Si cet article vous a plu, ne soyez pas égoïste, partagez-le !

 

 

 

 

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14/03/2016
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