Sandra Ganneval, l'autoédition, le choix de la liberté

Cette année, je prends une dispo pour écrire

Septembre 2016/août 2017

 

« Choisissez la voie facile et la vie devient difficile, choisissez la voie difficile et la vie devient facile. »

 

Ernie Zelinski

 

Est-ce que ce sera vrai pour moi ? J’ai l’impression qu’aucune voie n’est facile pour moi.

 

Pense à ta retraite, pense à tes enfants, arrête de rêver… Je ne sais pas si je rêve. Écrire est difficile, travailler sans savoir si l’on aura un résultat ou pas est difficile. J’avance dans le vide en espérant que le fil apparaîtra, qu’il tiendra le coup, se transformera en pont vers ce que je veux : vivre de mon art. Ne faire que ça me plonge dans toutes mes incohérences, me plonge en moi et je ne sais pas qui je suis dans tout ça. Quelle importance ? Tu voulais avoir du temps pour écrire, non ? Être libre de ton temps, en faire ce que tu veux. C’est ce que tu as choisi depuis un an.

 

2 livres parus : j’ai sorti deux livres en douze mois, « Il était une fois… une horrible princesse » et « La téléportation est un sport de combat », le second rédigé spécialement pour « Les plumes francophones » d’Amazon, des livres courts, un peu moins de 120 pages.

 

2 séances de dédicaces : au mois de juin, le 03 et le 24, l’une dans une librairie, l’autre dans un centre commercial. Ce furent des expériences assez stressantes pour moi qui aie un mal fou à me mettre en avant. Mais, c’était comme un cap franchi. C’est étrange de me retrouver dans la peau d’une vendeuse, parce que c’est quand même bien ça, faire des séances de dédicaces, vendre son travail, donner envie, repérer les lecteurs acheteurs potentiels, vendre sans en avoir l’air, communiquer, se connecter en vrai, trouver une phrase d’accroche, ne pas être trop insistant, « sentir » la personne. Marketing direct.

 

Nombre de lieux contactés : 46 lieux contactés pour faire des séances de dédicaces. C’est vraiment peu. J’ai l’impression de faire ce que je déteste. Je fais ce que je déteste : du télémarketing. Accepter l’idée de se faire jeter. Accepter l’idée qu’il faut faire un certain nombre d’appels pour pouvoir décrocher une séance de dédicace.

 

Ventes : 235

 

Royalties : 1185,62

 

Investissement : 2432,55

 

Différence : 1246,93

 

Nombre de pages lues : 22922

Je ne comprends rien à ce système de pages lues sur Amazon...

 

J’ai arrêté de comptabiliser mon temps de travail. Au début de ma période de disponibilité, je m’étais dit qu’il fallait que j’arrive à écrire au moins 20 heures par semaine. Au bout d’un moment, je me suis demandé pourquoi il fallait que je m’impose absolument ce rythme de travail, s’il fallait vraiment un rythme figé comme si je travaillais encore pour un patron, si je n’avais pas besoin de plus de souplesse. Je travaillais par tranches, 15 minutes, 30 minutes, 45 minutes, 1 heure avec une petite pause entre chaque. C’était plus facile de garder mon attention, d’avoir moins mal au bas du dos ainsi. Mais, je comptabilisais toujours, en bonne obsessionnelle que je suis. Et puis, j’ai vu une vidéo sur Internet concernant la méthode Pomodoro.

 

Je suis la méthode Pomodoro, je travaille en unités de 25 minutes et fait des pauses de 5 minutes entre. C’est excellent pour la créativité et ça évite de trop se remettre en question, de trop se censurer. Quand on est sur des périodes courtes de travail, il est plus facile de ne pas s’autocensurer.

 

J’ai appris au mois de juin 2017 que j’étais capable de finaliser un livre en 1 mois et j’ai appris que je pouvais écrire vite à un rythme soutenu qui se ressent dans mon écriture, la rend plus dynamique, plus délirante, du coup, j’ai eu l’impression de m’être davantage autorisée à…

 

J’ai participé au programme FEU de la coach Lyvia Cairo et ça m’a permis de me lancer le défi de finir un livre en un mois. Le but du programme, c’est de se définir un message, de savoir, de comprendre ce que l’on veut transmettre aux autres à travers l’objectif que l’on vise, de l’affirmer, de l’affirmer et de l’affirmer encore, de devenir visible à travers ce message. Je n’ai pas encore trouvé comment appliquer cela, ça me gêne aux entournures. À suivre…

 

Je participe au concours « Les plumes francophones » avec mon nouveau roman et je suis très fière de moi.

 

J’ai fait deux lancements pour mes livres, des flops plus ou moins mais je reste motivée.

 

« La téléportation » a été première dans le top 100 Amazon « Rencontre avec les extraterrestres »

 

C’est dur de rester motivée quand on n’a pas les résultats escomptés, il faut continuer à agir malgré tout, être autodisciplinée, croire en soi, « s’appuyer » sur les personnes qui croient en vous.

 

J’ai connu des périodes d’ennui, de lassitude, de questionnement existentiel, une forme de déprime, un moindre goût de vivre, certains de mes collègues m’ont manqué, leur humour, leurs blagues stupides, leur présence chaleureuse.

 

La solitude m’a parfois pesé.

 

J’ai lu des livres de développement personnel et sur le marketing.

 

J’ai regardé beaucoup de vidéos de motivation : Olivier Rolland, Raj de la chaîne « Autodisciple », Franck Nicolas, Lyvia Cairo, Roger Lannoy, Stéphanie Milot, Anthony Robbins et « Vie de dingue » et Lilou Macé…

 

J’ai écouté des livres audios de développement personnel en marchant et en courant.

 

J’ai fait de la méditation mais ça reste une pratique compliquée et ennuyeuse, je continue à en faire, c’est une affaire de discipline. Je ne sais pas si ça m’aide en quoi que ce soit pour l’instant. 20 minutes de méditation par jour, c’est mon défi de 30 jours actuel. Oui, je me lance des défis de 30 jours. J’ai été végétarienne pendant 20 jours, cette année.

 

J’ai fait du sport.

 

J’ai prononcé et écrit des affirmations.

 

J’ai noté 3 kiffs par jours.

 

Ma mère a vendu des livres pour moi.

 

J’ai toujours mes problèmes de ventre.

 

J’ai de l’eczéma autour de la bouche et derrière les oreilles.

 

J’ai une dermite du cuir chevelu.

 

Mes finances me permettent de poursuivre mon projet pour encore une année.

 

J’ai commencé à écrire le second tome de « La téléportation est un sport de combat ».

 

L’année a été riche. J’ai pris des risques. Vivre, ça sert à ça. Au moins, je n’aurai pas de regrets. J’irai jusqu’au bout. Je ne lâche rien. Comme Kung Fu Panda, j'abandonnerai jamais ! Langue tirée



10/09/2017
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