Sandra Ganneval, l'autoédition, le choix de la liberté

109 femmes

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J’ai toujours entendu ma mère et ma tante dire : « Si un homme te frappe, quitte-le, dès la première fois. » Et ma tante d’ajouter : « Un homme n’est pas ton père. » (si tant est qu’un père ait le droit de battre son enfant, mais elles ont été élevées à l’ancienne et à la dure).

 

Pour elles, être battu par leur compagnon de vie n’était pas une option.

 

Ma tante, allant dans les extrêmes, ajoutait (ô la perfide ;)) que si son homme levait la main sur elle, elle attendrait qu’il soit endormi pour faire bouillir une casserole d’eau et la verser sur la partie à laquelle vous pensez.

 

Je vous rassure, elle n’a jamais eu besoin de se livrer à ce genre d’activité ;).

 

Les chiffres sont tombés : en 2017, en France, 109 femmes sont mortes sous les coups de leur conjoint ou de leur ex conjoint. Et, ce matin, j’ai pensé aux paroles de ma mère et de ma tante.

 

Ces chiffres ne sont pas ceux d’un pays dit sous-développé, d’un pays où les femmes n’ont pas le droit de conduire, d’un pays où les femmes n’ont pas le droit de s’habiller comme elles le veulent, d’un pays où les femmes sont obligées de dissimuler leur visage, leurs cheveux, d’un pays où les femmes n’ont pas le droit d’étudier, non, c’est arrivé et ça arrive encore, tous les trois jours, en France, un pays dont les dirigeants clament constamment à quel point il est évolué, vantant les valeurs que sont la liberté, l’égalité et la fraternité.

 

Mais qu’est-ce qu’on fait concrètement pour que ça change ?

 

Une journée pour y penser, une fois par an ?

 

Et au quotidien, on fait quoi ?

 

Nous pouvons tous agir à notre petit niveau.

 

Nous pouvons commencer par dire et répéter encore et encore à nos filles qu’aucun homme n’a le droit de les tabasser, jamais, quel que soit l’amour qu’elles pensent ressentir pour lui. Une femme n’est pas l’esclave d’un homme, ni son objet sexuel, ni son punching ball. Elle est un être humain et dès le premier coup, elle doit prendre la fuite, porter plainte s’il le faut et ne jamais revenir.

 

Et à nos garçons, nous devons répéter qu’ils n’ont pas le droit de frapper une femme, jamais, que rien ne le justifie, qu’une femme n’est pas leur esclave, ni leur objet sexuel, ni leur punching ball, ni rien de ce qu’ils imaginent et qui leur donnerait le droit de lui faire du mal.

 

 

 

 

 

 

 

 



14/03/2019
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