Sandra Ganneval, l'autoédition, le choix de la liberté

Ma vie rêvée d'écrivain indépendant, acte 1, scène 1

Bilan du mois de septembre 2016

 

« Un voyage de mille lieues commence toujours par un premier pas »

 

Lao Tseu.

 

 

”Faith is taking the first step even when you don't see the whole staircase.”

 

« Avoir la foi, c’est monter la première marche, même quand on ne voit pas tout l’escalier. »

 

Martin Luther King

 

 

Déjà un mois de disponibilité !

 

Depuis le 1er septembre 2016, je suis en disponibilité. Une décision longuement mûrie et réfléchie née d’un ras-le-bol, d’une crainte du bore-out (eh oui, ça existe, une overdose d’ennui à force de faire et refaire toujours la même chose), de la lassitude d’être enfermée quatre jours (je travaille à 80%) par semaine entre les quatre murs de mon petit bureau à côtoyer des personnes rencontrant des difficultés sur le plan social, professionnel et parfois, souvent, psychologique. Non pas que je n’aime plus aider les gens, cela reste l’un des moteurs de ma vie professionnelle mais le poids de l’administratif, le sentiment d’impuissance que je ressens, parfois, l’overdose des décisions prises « là-haut » et sur lesquelles on se sent sans impact… tout cela a fini par me fatiguer. J’avais aussi et surtout envie d’avoir du temps pour écrire, pour me lancer vraiment à fond dans l’écriture, promouvoir mes écrits, faire pour cela des choses que je n’avais pas encore faites, prendre confiance et avancer.

 

Première étape : le claironner. Eh, tout le monde, j’écris des romans et des nouvelles ! Eh oui, vous ne le croirez jamais, peut-être, mais très peu de gens autour de moi était au courant de mon loisir préféré : l’écriture. Jardin secret, bulle personnelle, appelons cela comme on veut mais c’était vraiment mon truc à moi que je n’avais pas une folle envie d’exposer. Qu’est-ce qu’ils vont penser ? Qu’est-ce qu’ils vont dire ? C’est trop personnel. Et pourtant que de temps passé à écrire, le soir tard ou durant mes insomnies (ça peut avoir du bon d’être insomniaque), les expériences folles de réveil nocturne pour voler une heure à la nuit (évidemment, à force de lire ce genre d’articles : https://devenez-meilleur.co/journal-de-sommeil-polyphasique-jours-1-et-2/ ! Ne dites pas à ma mère que je suis cinglée, elle le sait déjà (lol)), les relectures dans le métro, les heures passées à travailler sur les mises en page, à me prendre la tête sur mes erreurs, les frais de correction et ceux engagés pour la réalisation de couvertures professionnelles… Mon compagnon me parlait « retour sur investissement » et je haussais les épaules…

 

Aujourd’hui, me voici plongée, que dis-je ? Immergée, dans ma vie rêvée d’écrivain indépendant.

 

Ah, quel luxe de gérer son temps comme on le souhaite !

 

Qu’ai-je donc fait de mon mois de septembre ? Beaucoup de choses dont je suis assez fière. J’ai sauté quelques barrières, je suis sortie de ma zone de confort, rarement avec facilité mais j’en suis sortie.

 

Voici quelques faits marquants du mois :

 

Petite visite à la seule librairie pantinoise, « La malle aux histoires », avec ma « blonde sexy en bikini » sous le bras. Je ne m’attendais pas à un super accueil mais… à un peu de curiosité. La libraire ne m’a même pas demandé de quoi parlait mon roman, elle a juste tapoté sur son ordinateur pour vérifier le code barre et m’a proposé de prendre mon livre en dépôt. Un peu surprise, j’ai accepté, je ne sais même pas à quel prix, d’ailleurs. Je ne m’attends pas à une grande visibilité. Je dois repasser là-bas au début du mois prochain pour voir si le livre est parti.

 

Heureusement, j’en ai parlé à une amie, juste comme ça, au cours d’une discussion et devinez ce qu’elle a fait ? Elle est allée le demander. Ouahou ! Je n’en revenais pas. Ma première vente dans une vraie librairie.

 

 

Plus enthousiasmant, un rendez-vous au forum organisé par la Fnac au Carreau du Temple, dans le 3ème arrondissement, avec Camille Mofidi responsable pour l’Europe de Kobo Writing Life, la plateforme d’autoédition numérique de Kobo, une jeune femme charmante, sympathique, à l’écoute, vraiment intéressée par les auteurs qu’elle rencontre. Comme c’était la première fois que Kobo avait un stand sur le forum, sa présence était encore un peu confidentielle, du coup, notre rencontre a duré une bonne heure, le temps de parler de Fantômette et de Catwoman. Il ne me reste plus qu’à faire le nécessaire pour les promotions Kobo.

 

 

Et pourquoi ne pas tenter d’avoir quelques livres dans le catalogue France Loisirs, me suis-je demandé tout à coup comme touchée par la foudre ? J’appelle leur plateforme et ils me conseillent de leur adresser un exemplaire de mon livre pour lecture par leur comité. Je leur envoie mes bestsellers : « On a toujours besoin d’une blonde sexy en bikini pour vendre une machine à laver » et « À l’eau de rose et de vaisselle ». À suivre.

 



 

Petite visite au Leclerc de Pantin pour savoir s’ils prendraient quelques exemplaires de ma « blonde sexy en bikini », toujours elle, en dépôt vente. Je m’adresse à l’accueil, la jeune femme contacte la responsable du rayon librairie par téléphone. La réponse est beaucoup plus enthousiaste qu’à la librairie. Ok pour un dépôt vente à mes conditions mais je dois savoir que les livres abîmés me seront rendus tels quels et que Leclerc n’en sera pas tenu responsable. Ooookay. Elle demande juste quel est le genre du livre. Pas de question sur le contenu, elle ne demande pas à en prendre connaissance au préalable… No comment.

 

Je contacte le journal de Pantin, Canal, par téléphone, il faut leur envoyer un email. Email envoyé, ils doivent me recontacter. On verra si c’est à la Saint Glin Glin.

 

Sur les conseils d’une amie qui en fait partie et qui a bien fait ma promo auprès de la direction, je suis allée à la rencontre de l’association « Sous les couvertures » qui se trouve à Argenteuil et organise chaque année un grand salon du livre. Je leur ai remis un exemplaire de ma « blonde sexy » et j’attends leur retour. Affaire à suivre également.

 

Camille m’a conseillée de contacter une chroniqueuse de l’équipe des Romantiques, un magazine à la fois papier et en ligne consacré à la romance. Je lui ai envoyé un mail. Le premier contact n’est pas des plus inspirants, Fabiola n’aime pas ma couverture et j’ai précisé dans mon mail que ma romance était atypique. Grave erreur car, cela signifierait que je n’assume pas d’écrire de la romance… Je démens et explique : si je dis que c’est atypique, c’est que ça l’est, d’ailleurs, on me l’a fait remarquer bien des fois. Fabiola, quelque peu rassurée, trouve une chroniqueuse intéressée qui sort très emballée de sa lecture :

 

« J'ai beaucoup aimé. Félicitations. 

Je l'ai reçu hier en rentrant du boulot et l'ai lu d'une traite.

J'ai apprécié les personnages tant Anton que Laura et puis la galerie des personnages secondaires. Mentions spéciales à Lucie et Rufus et même Rufus.

J'ai aimé la trame avec l'obligation de s'occuper de Sam et oui l'idée du mariage "de raison".

Les scènes sensuelles sont suffisamment suggestives mais pas descriptives. Il y a une belle montée de la relation. Le récit à la première personne ne m'a pas dérangée, j'étais contente d'avoir au bout d'un moment le point de vue de Anton sous la forme d'une page de journal intime? 

 

J'ai aimé la pirouette de la fin avec à la fois la sulfureuse Camille et l'enlèvement de Laura. 

 

Bref j'ai adhéré! »

 

Ah, c’est toujours un bonheur de lire un commentaire positif ! Du coup, même si mon résumé et le titre de mon livre la laisse dubitative, j’aurais sans doute une chronique dans le magazine « Les Romantiques ». Si, si, je suis une grande romantique !

 

J’ai revu la mise en page de la version numérique de SOS FLEMMARDS. Il y a eu tellement peu de lecteurs pour la version numérique que personne ne m’avait signalé l’absence de tirets cadratins, effacés lors de la conversion en format epub. J’ai dû m’en rendre compte, il y a longtemps, me dire que j’allais m’en occuper, puis j’ai zappé. Ah, l’indulgence des lecteurs ! Mais, là, j’ai LE LECTEUR, celui qui fait un effort monumental pour me lire et je me devais de revoir la forme de ma copie pour qu’il puisse déchiffrer sa page par jour avec un minimum de difficulté, n’est-ce pas Mister Twice ? Voici ce que tu peux faire, selon Amazon :

 

« Bonjour,


Nous avons passé en revue les modifications apportées à votre livre et nous estimons qu’elles viennent corriger des problèmes de qualité mineurs. Nous n’allons pas notifier les clients de cette mise à jour, mais ils peuvent désormais la télécharger via la page « Gérer votre contenu et vos appareils »

 Oui, je soigne mon lecteur préféré (lol), parce qu’il est beau et fort et puissant (MDR).

 

 

Une promotion est prévue sur Kobo et Amazon pour SOS FLEMMARDS au mois d’octobre.

 

Dans la foulée, j’ai révisé chacun de mes livres, version papier comme version numérique. Un travail laborieux mais nécessaire.

 

Je suis allée présenter « Ma blonde sexy » à la bibliothèque Elsa Triolet à Pantin. Les bibliothécaires vont en prendre connaissance. Je dois les recontacter le mois prochain et si le livre leur a plu, une édition sera disponible là-bas mais, ils l’achèteront à « La Malle aux Histoires » car ils ne peuvent pas acheter leurs livres sur une plateforme quelconque, surtout pas sur celle du grand méchant Amazon !

 

J’ai eu le plaisir d’interviewer Cyril Godefroy pour mon blog.

 

J’ai traduit (merci, Reverso !) et publié un article de Joe Konrath sur l’art d’écrire un dialogue qui tient la route.

 

Voilà. Si vous voulez continuer à suivre mes petites aventures, mes petits pas, n’hésitez pas à vous inscrire pour recevoir régulièrement de mes nouvelles. Bises à tous.

 

 

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04/10/2016
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