Sandra Ganneval, l'autoédition, le choix de la liberté

Les erreurs que font les débutants

Voici une tentative de traduction d’un article de Joe KONRATH, à retrouver en version originale dans The Newbie's Guide to Publishing (Everything a Writer Needs to Know), pavé génial, lecture inspirante pour les indépendants de tous pays. Une traduction en français par quelqu’un dont c’est le métier serait la bienvenue ! Avis aux amateurs !

 

 

Mais, me direz-vous, qui est Joe KONRATH ? Et là, hop, hop, sans complexes, je fais un copié collé wikipédien : « J. A. Konrath, né en 1970 à Skokie, Illinois, est un auteur américain de romans policiers et, sous le pseudonyme de Jack Kilborn, de quelques romans fantastiques d’horreur. Il a également signé quelques textes de science-fiction sous le pseudonyme de Joe Kimball. » Mais, ce n’est pas le plus intéressant, quand je vous aurai dit que ce Monsieur est un grand défenseur de l’autoédition et de l’autopromotion, qu’il est persuadé que les auteurs ont un rôle capital à jouer dans le marketing de leurs livres, que lui-même a atteint, voire dépassé le million de ventes et qu’il tient un blog passionnant comportant un nombre impressionnant d’articles consacrés à l’édition indépendante, vous comprendrez pourquoi je me mords les doigts d’avoir un niveau en anglais aussi désastreux.

 

Mais bon, il y a un proverbe qui dit « Ne laissez pas ce que vous n’avez pas vous empêcher d’utiliser ce que vous avez. » Donc, j’ai envie de partager ce que j’ai compris avec vous et je le fais !

 

 

"Personne ne naît en sachant écrire. Raconter des histoires est à la fois un art et un travail. Écrire pour être publié est encore plus dur puisque tant d'auteurs rivalisent pour si peu d’ouvertures. Après avoir écrit plus d'un million de mots et engrangé presque 500 rejets avant de gagner un dixième de dollar, j'ai fait à peu près toutes les erreurs que peut faire un néophyte. Voici la liste des plus importantes :

 

Tout faire, sauf écrire. Parler d’écriture, lire à propos de l’écriture, prendre des cours d’écriture, rejoindre des groupes d’écriture, discuter d’écriture en ligne, aller à des conférences sur l’écriture ne se substituent pas à l’action de s’asseoir et de se mettre à écrire. Les écrivains écrivent.

 

Ne pas finir. Ne soyez pas l’écrivain qui a dix projets à la fois mais n’en finit jamais aucun. Menez un projet jusqu’à la fin.

 

Ne pas soumettre. Ne soyez pas l’écrivain qui a un tiroir plein de manuscrits achevés mais pas de lettres de refus parce vous ne les avez jamais envoyées à un agent ou à un éditeur. Si vous voulez vendre, vous devez proposer votre travail.

 

Écrire ce que vous avez envie d’écrire. Si vous voulez être publié.e, vous devez connaître votre marché cible, votre genre. Cela signifie penser à votre audience avant de poser votre stylo sur le papier, pas après.

 

Dire au lieu de montrer. Jen était nerveuse est mauvais. Jen essuya ses paumes moîtes sur son jean est bon.

 

Rechercher des éloges. Les éloges sont comme le sucre – nous l’aimons mais il n’est pas bon pour nous. Vous ne pouvez pas apprendre des éloges. Recherchez la critique à la place, et efforcez-vous de vous améliorer.

 

Ne pas suivre les directives. Utilisez toujours le bon format pour votre manuscrit : double espace, un pouce de marge, police Courier 12 pts, nom et nombre de pages dans la marge, en haut à droite. Ne donnez pas à quelqu’un une raison de vous rejeter avant d’avoir lu un seul mot de vous – et il le fera, si vous ne suivez pas ces directives.

 

Être une île. Plus vous réseautez, plus vous apprenez, plus les contacts que vous faites peuvent vous aider. Assistez à des conférences sur l’écriture. Rencontrez des auteurs et posez-leur des questions. Rejoignez un groupe d’écrivains et obtenez des retours.

 

Ne pas écrire. Vous avez une famille, des amis, des hobbies, un travail, et vous devez prendre le temps de manger, de dormir et de vous détendre. Si vous voulez être un écrivain, vous devez passer du temps à écrire. Cela signifie sacrifier une ou plusieurs de ces activités pour finir votre livre.

 

Faire cavalier seul. Beaucoup de débutants croient qu’ils peuvent vendre leurs livres sans l’aide d’un agent. Quelques uns y parviennent. Mais vous obtiendrez un meilleur accord et plus d'offres avec un agent. De plus, en cas de besoin, un agent agira comme un tampon entre vous et l’éditeur, vous donnera des conseils pour gérer votre carrière, vendra des droits subsidiaires, et vous aidera à bâtir votre carrière.

 

Trop écouter. La plupart de vos futurs professeurs d’écriture ne seront pas des auteurs à succès. En revanche, parfois, les pros, ne sont pas les meilleurs professeurs. Prenez chaque avis avec un grain de sel, utilisez ce qui fonctionne et rejetez ce qui ne marche pas.

 

Payez. Ne payez jamais pour autre chose qu’un livre, un cours ou une conférence. Ne payez pas pour être publié.e.

 

Ne pas lire. Si vous voulez être un écrivain, vous devez d’abord être un lecteur. Intéressez-vous aux livres écrits par de nouveaux auteurs pour avoir une idée de ce qui se vend aujourd’hui.

 

Traiter l’écriture comme de l’art. Être un artiste, c’est bien. Mais une fois que vous essayez de vendre votre travail, vous êtes un homme/femme d’affaires. La seule façon d’avoir du succès dans l’édition est de vous rappeler que votre travail est une marchandise qui devra être achetée et vendue. Vous voulez vendre un livre ? Écrivez quelque chose pour lequel 20 000 inconnus dépenseront 25 dollars.

 

Ne pas écouter les éditeurs. Les éditeurs sont ceux qui achètent de l’écriture. Ils lisent plus que vous, ont plus d’expérience que vous, et ont une vision clairement définie de ce qu’ils veulent. Donnez-leur ce qu’ils veulent.

 

Commencer au début. Le début est ennuyeux. Commencez au milieu, où se trouve l’action. Votre première ligne est la plus importante de l’histoire. Si vous n’harponnez pas le lecteur tout de suite, il passera à autre chose.

 

Ne pas utiliser suffisamment de conflits. Toutes les histoires traitent d’une table qui a besoin d’être nettoyée. Plus la table est grande, plus le livre est engageant. Des personnages heureux, sans problèmes, ne sont pas intéressants. Votre protagoniste doit avoir des buts. Le conflit surgit quand le protagoniste ne peut atteindre ses buts.

 

Faire confiance aux scènes d’exposition. Moins est toujours plus. Révélez l’histoire à travers l’action et les dialogues, et donner au lecteur juste assez d’informations pour imaginer la scène.

 

Abandonner. C’est un business difficile – l’un des plus durs. Entrer par effraction demande beaucoup de chance, mais vous pouvez l’attirer en étant persévérant. Le destin est simplement un avenir que vous n'avez pas su changer."

 

 

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09/06/2017
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