Sandra Ganneval, l'autoédition, le choix de la liberté

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Voici une tentative de traduction d’un article de Joe KONRATH, à retrouver en version originale dans The Newbie's Guide to Publishing (Everything a Writer Needs to Know), pavé génial et lecture inspirante pour les indépendants de tous pays. Une traduction en français par quelqu’un dont c’est le métier serait la bienvenue ! Avis aux amateurs !

 

 

Mais, me direz-vous, qui est Joe KONRATH ? Et là, hop, hop, sans complexes, je fais un copié collé wikipédien : « J. A. Konrath, né en 1970 à Skokie, Illinois, est un auteur américain de romans policiers et, sous le pseudonyme de Jack Kilborn, de quelques romans fantastiques d’horreur. Il a également signé quelques textes de science-fiction sous le pseudonyme de Joe Kimball. » Mais, ce n’est pas le plus intéressant, quand je vous aurai dit que ce Monsieur est un grand défenseur de l’autoédition et de l’autopromotion, qu’il est persuadé que les auteurs ont un rôle capital à jouer dans le marketing de leurs livres, que lui-même a atteint, voire dépassé le million de ventes et qu’il tient un blog passionnant comportant un nombre impressionnant d’articles consacrés à l’édition indépendante, vous comprendrez pourquoi je me mords les doigts d’avoir un niveau en anglais aussi désastreux.

 

Mais bon, il y a un proverbe qui dit « Ne laissez pas ce que vous n’avez pas vous empêcher d’utiliser ce que vous avez. » Donc, j’ai envie de partager ce que j’ai compris avec vous et je le fais !

 

 

 

Dans cet article, Joe Konrath évoque la difficulté pour un auteur à travailler dans un temps limité et à respecter une dead line imposée par un éditeur. On entend souvent dire qu’un auteur digne de ce nom doit sortir un livre par an, en moyenne. Or, nous ne travaillons pas tous de la même façon, avec la même rapidité, nous n’avons pas tous ce tempérament que l’on pourrait hâtivement qualifier de commercial. Joe Konrath n’hésite pas à employer le mot business donc, pour lui, les choses sont claires. Pour ma part, je considère que se fixer comme défi d’écrire au moins un livre par an est une bonne attitude. Cela incite à continuer à écrire tous les jours ou presque, à tenir un rythme d’écriture régulier et, comme c’est en écrivant que l’on fourbit ses outils d’écrivain, avec la pratique, on ne peut que s’améliorer (enfin, j’espère :) !).

 

 

 

 

 

 

"Je dois rendre mon quatrième livre mettant en scène Jack Daniels le 1er mars.

 

 

Il me reste à peu près 15 000 mots à écrire.

 

 

Habituellement, écrire un livre me prend à peu près un mois. J’ai commencé un peu plus tôt que d’habitude pour ce roman, parce que février est court, qu’une conférence et quelques autres évènements ont occupé une partie de mon temps.

 

 

Mais je suis toujours en retard. Ce livre requiert plus de recherches que les précédents, et pour la première fois, je suis coincé (J’ai besoin de comprendre comment mettre au point un crime impossible puis de déterminer comment la police pourrait le contrecarrer).

 

 

J’ai toujours été du genre à faire les choses à la dernière minute. Je faisais mes devoirs dans le bus qui m’emmenait à l’école, le jour où il fallait les rendre. J’effectuais encore des modifications sur mon projet de film de fin d’études à l’université dix minutes avant que le festival ne commence. Quand je fais un speech lors d’un dîner/conférence, c’est au moment du dessert que je note ce dont je parlerai.

 

 

Ma femme, une source de sagesse, de patience et de beauté, m’a suggéré, mine de rien, que peut-être, j’avais besoin de commencer à écrire mes livres plus tôt que 40 jours avant de les rendre. J’ai ri.

 

 

– Je travaille mieux à la dernière minute, ai-je répondu.

 

– Tu fais tout à la dernière minute, a-t-elle contré.

 

 

J’aurais pu poursuivre la discussion, mais – hey – je dois finir ce satané livre.

 

 

Que je finirai. Ce sera dur, mais j’y arriverai coûte que coûte. Et selon la femme mentionnée ci-dessus, qui lit chaque chapitre dès que j’ai fini de l’écrire, c'est mon meilleur livre.

 

 

Ce qui m'amène au sujet de cette entrée de blog.

 

 

Dans quelle mesure travaillez-vous sous pression ?

 

 

Dans le business de la musique, en général, le second album est nul. Le premier a été réécrit, modifié, peaufiné durant des années. Le second doit être écrit et enregistré en huit mois.

 

 

Pour les romans, c’est pareil. Vous avez des années pour écrire votre premier livre. Le livre numéro 2 doit être écrit en une année. Et, pendant cette année, vous ferez aussi des millions de choses pour le premier livre, donc vous n’aurez pas vraiment une année entière.

 

 

Le fait est que, peu importe quand vous commencerez votre prochain livre, vous n’aurez jamais assez de temps. Si j’avais commencé il y a six mois, je peux vous promettre que je serais dans la même situation que celle où je suis aujourd’hui.

 

 

Pouvez-vous donner un petit coup de pouce à votre créativité ? Pouvez-vous forcer votre muse à apparaître quand vous êtes sous pression, que les factures doivent être payées et que la limite semble plus près que jamais ? Et pouvez-vous être sûr que ce livre sera meilleur que le précédent ?

 

 

Si c’est ainsi, vous avez une chance de réussir dans ce business.

 

 

Sinon, vous pouvez encore réussir. Mais ne signez jamais de contrat pour plusieurs livres, soyez franc avec votre éditeur à propos du temps dont vous avez besoin pour finir un roman et ne visez pas trop haut.

 

 

Mon but aujourd’hui est 3500 mots. C’est à peu près 15 pages. Je sais que je peux le faire, et je le ferai.

 

 

Et vous, le pouvez-vous ?"

 

 

 

 

 

 

Si cet article vous a plu, vous êtes libre de le partager

 

 

 

 

 

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01/12/2016
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